Le robot aspirateur et laveur Matic est devenu le tout premier appareil de sa catégorie à obtenir une exemption d’interdiction de la part de la Federal Communications Commission. Pourtant, cet appareil de fabrication américaine échappe à toute menace réelle d’importation, car ses composants clés et son assemblage final se font déjà aux États-Unis.
L’exemption de la FCC accordée au robot Matic
La Federal Communications Commission a ajouté le modèle original du robot Matic et sa station de charge associée à sa liste d’exemptions d’interdiction. Cette décision administrative permet théoriquement à ces équipements radio d’être importés, commercialisés et vendus aux États-Unis sans encombre. Cependant, l’appareil n’avait techniquement pas besoin de cette dérogation pour circuler sur le marché américain.
Les restrictions imposées par l’agence fédérale sur les robots, routeurs et drones étrangers visent principalement à empêcher de futurs produits d’entrer dans le pays, et non à pénaliser des équipements dont les radios ont déjà reçu une validation par le passé. De surcroît, le robot intègre une puce Wi-Fi et Bluetooth Intel AX210 disponible dans le commerce, un composant qui bénéficie de sa propre homologation fédérale de la part de l’organisme de régulation, tout comme une carte réseau classique pour ordinateur portable.
La stratégie de fabrication aux États-Unis
La démarche de l’entreprise s’inscrit dans un engagement public en faveur de la production locale, un choix qui la distingue nettement des fabricants de routeurs et d’autres acteurs du secteur technologique. Selon les informations diffusées par la presse spécialisée, la jeune entreprise assemble l’intégralité de ses robots nettoyeurs directement à Mountain View, en Californie.
Pour faire face à une demande en forte augmentation, la direction a transformé l’intégralité de ses anciens locaux de recherche, d’une superficie d’environ 24 000 pieds carrés, en une véritable unité de production. Les équipes administratives et de recherche ont quant à elles déménagé dans de nouveaux bureaux situés à Menlo Park.
Comme l’a déclaré Mehul Nariyawala, cofondateur et PDG, à The Verge : « Nous avons transformé l’intégralité de ces installations en unité de production et déplacé nos bureaux à Menlo Park. »
Les composants et l’approvisionnement en quête de conformité
Bien que l’assemblage final soit réalisé sur le sol américain, la structure industrielle du fabricant dépend encore de pièces provenant de l’étranger. L’entreprise admet en effet qu’elle ne parvient pas encore à atteindre le seuil requis de 65 pour cent de composants d’origine locale nécessaire pour obtenir la mention officielle de fabrication entièrement américaine.
L’agence fédérale cherche actuellement à resserrer ses critères pour combler les lacunes de sa politique d’interdiction, envisageant notamment d’imposer aux fabricants la divulgation exhaustive de chaque composant intégré dans leurs appareils électroniques.
Face à ce durcissement réglementaire, les dirigeants anticipent les évolutions en renforçant leurs partenariats industriels locaux. La plateforme de calcul principale provient de l’entreprise Nvidia, tandis que d’autres composants critiques sont achetés auprès de fournisseurs américains dès que l’occasion se présente.
Mehul Nariyawala a indiqué à The Verge : « C’est en train de devenir l’un des arguments de vente clés de notre produit. »
Le volume de livraison est ainsi passé de 1 500 unités par an à un rythme actuel de 17 000 appareils, selon le suivi de l’actualité industrielle, illustrant la transformation rapide de la marque sur son marché national.
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