Home DivertissementAffaire Breonna Taylor : Le DOJ demande l’abandon des charges Ou Taylor : Le DOJ abandonne les poursuites contre les policiers Ou Breonna Taylor : Revirement du DOJ dans l’affaire des policiers

Affaire Breonna Taylor : Le DOJ demande l’abandon des charges Ou Taylor : Le DOJ abandonne les poursuites contre les policiers Ou Breonna Taylor : Revirement du DOJ dans l’affaire des policiers

Le Département de la Justice américain abandonne les charges contre deux anciens policiers dans l’affaire Breonna Taylor

Louisville, Kentucky – Le Département de la Justice américain a annoncé vendredi qu’il demandait à un juge fédéral de classer les charges restantes contre deux anciens policiers impliqués dans le raid fatal qui a coûté la vie à Breonna Taylor en 2020. Cette décision, qui intervient six ans après la tragédie, suscite l’indignation de la famille de Taylor et des défenseurs des droits civiques.

Selon le New York Times, la demande de classement a été signée par Harmeet K. Dhillon, assistante procureure générale de la Division des droits civils. Elle concerne l’ancien sergent Kyle Meany et l’ancien détective Joshua Jaynes, qui n’étaient pas présents lors du raid. La demande de rejet des charges est formulée "avec préjudice", ce qui signifie qu’elles pourraient potentiellement être rouvertes ultérieurement.

Meany était accusé d’avoir fait de fausses déclarations lors d’un entretien avec le FBI. Jaynes, quant à lui, était accusé de conspiration et de falsification de documents. Le DOJ avait initialement allégué que les deux hommes avaient privé Taylor de son droit à être à l’abri de perquisitions et de saisies abusives.

La décision du DOJ marque un revirement significatif dans cette affaire très médiatisée. Dhillon a justifié cette demande en affirmant que les charges devraient être abandonnées "dans l’intérêt de la justice", considérant les poursuites comme une "atteinte fédérale excessive" initiée sous l’administration Biden, selon le New York Times. Merrick Garland, alors procureur général sous Biden, avait initialement inculpé Meany et Jaynes, ainsi que d’autres membres de la police de Louisville, pour leur rôle dans la planification du raid qui a conduit à la mort de Taylor, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue.

Michael Denbow, l’avocat de Meany, s’est dit "incroyablement reconnaissant" de cette décision, soulignant que son client était impatient de tourner la page. Un avocat représentant Jaynes n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations de Rolling Stone.

La mère de Breonna Taylor, Tamika Palmer, a exprimé son "extrême déception" envers l’administration Trump et le Département de la Justice sur Facebook, selon CBS News.

Cette décision a également suscité la colère des organisations de défense des droits civiques. Kristen Clarke, ancienne responsable de la Division des droits civils sous l’administration Biden, a qualifié la démarche d’"indéfendable" et de "particulièrement odieuse" à l’approche du sixième anniversaire de la mort de Taylor. Le NAACP a également dénoncé une "atteinte aux droits civiques" et a promis de continuer à se battre pour la justice et la responsabilité.

Le 13 mars 2020, des policiers en civil ont enfoncé la porte de l’appartement de Taylor sans frapper. Taylor, qui regardait la télévision, a été tuée par des tirs de la police après que son petit ami, Kenneth Walker, ait tiré un coup de feu, pensant à une intrusion. Sa mort a déclenché des manifestations nationales en 2020, rejoignant un mouvement de protestation contre les violences policières envers les Afro-Américains.

En août dernier, un juge fédéral avait estimé que ni Jaynes ni Meany n’étaient responsables de la mort de Taylor, imputant la responsabilité à Walker pour avoir ouvert le feu. Cependant, le juge avait exprimé des préoccupations quant à la possibilité que les officiers aient falsifié un mandat de perquisition.

Malgré cette décision, des accusations mineures, notamment des violations des droits civiques et des falsifications de documents, restaient en vigueur, selon le New York Times. La décision actuelle du DOJ de demander le classement de ces charges marque un nouveau chapitre dans cette affaire complexe et douloureuse.

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