ADN microbien ancien révélé dans les restes d’un mammouth laineux
Une équipe internationale de chercheurs a extrait et analysé l’ADN de micro-organismes piégés dans les restes d’un mammouth laineux vieux de plus d’un million d’années, ouvrant une fenêtre inédite sur les écosystèmes préhistoriques.
L’analyze, publiée dans la revue Cell, révèle non seulement le génome du mammouth lui-même, mais aussi la composition de la communauté microbienne qui vivait à l’intérieur de l’animal. Cette découverte offre une opportunité unique d’étudier l’évolution des micro-organismes et leur rôle dans l’environnement de l’époque.
“Nous pouvons non seulement étudier le génome mammouth lui-même, mais nous pouvons maintenant commencer à explorer la communauté microbienne qui y vivait”, explique Love Dalén, professeur de génomique évolutive et auteur principal de l’étude.Comprendre les espèces : un concept fondamental en biologie
La définition d’une espèce est cruciale pour comprendre la diversité de la vie sur Terre. En biologie, une espèce est généralement définie comme un groupe d’organismes partageant des caractéristiques communes et capables de se reproduire pour produire une progéniture fertile. Le concept d’espèces biologiques, le plus largement accepté, stipule qu’une espèce est un groupe d’organismes capables de s’accoupler et de produire une progéniture viable dans la nature.
Implications pour la paléogénétique et l’étude des écosystèmes anciens
Cette avancée technologique ouvre de nouvelles perspectives pour la paléogénétique, l’étude de l’ADN ancien. L’analyse de l’ADN microbien contenu dans les restes d’animaux préhistoriques permet de reconstituer les écosystèmes du passé, de comprendre l’évolution des micro-organismes et leur interaction avec leur hôte.
Les chercheurs espèrent que cette approche permettra de mieux comprendre l’adaptation des mammouths laineux aux environnements froids et de prédire comment les micro-organismes pourraient réagir aux changements climatiques futurs.
Financement de la recherche
Cette recherche a été financée par le programme de sciences de la vie de Scilifelab et Wallenberg, le Conseil suédois de la recherche, l’Union européenne et des bourses postdoctorales Marie Skłodowska-Curie.
