Les pourparlers indirects et les efforts diplomatiques menés pour rouvrir le détroit d’Ormuz traversent une zone de turbulences. Le président américain Donald Trump a formulé de nouvelles exigences de compensation financière visant l’Iran pour les dommages attribués au pays sur une période de cinquante ans. Cette annonce survient alors que Téhéran conditionne la réouverture de la voie maritime stratégique au versement de réparations de guerre par Washington et à la levée des sanctions économiques.
Les nouvelles exigences de réparations de Washington
S’exprimant depuis la Maison-Blanche et via sa plateforme Truth Social, Donald Trump a précisé que ces exigences seraient intégrées à l’ensemble des discussions futures. Le dirigeant américain a explicitement lié ces demandes aux pertes subies par des militaires et des civils au cours de conflits passés, mentionnant notamment les victimes de bombes artisanales et les familles touchées par des attaques régionales.
Je demande de la même manière une compensation de la part de l’Iran, pour toutes les personnes qu’ils ont tuées et gravement blessées avec leurs bombes le long des routes et leurs nombreux conflits, pour lesquels ils sont célèbres, menés initialement par le général Soleimani, y compris les familles de ceux tués sur l’USS Cole, et des milliers d’autres tués au combat. Donald Trump, président des États-Unis, via The Guardian
Le contrôle contesté du détroit d’Ormuz et les pourparlers avec Oman
La question du passage maritime reste au cœur du différend. Les négociations sur la fin du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz sont au point mort, les exigences croissantes des deux parties éloignant la perspective d’un accord rapide. Avant les frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël fin février, environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitait par cette artère maritime.


Du côté iranien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué que des discussions se poursuivaient avec le sultanat d’Oman pour définir de nouvelles routes de navigation sécurisées. Téhéran maintient que Washington doit satisfaire plusieurs conditions, notamment l’arrêt des menaces militaires et la fin du blocus naval.
Devant la presse, le président américain a affirmé que la marine américaine exerçait un contrôle total sur la zone.
Le seul qui ait le contrôle du détroit d’Ormuz en ce moment est la marine des États-Unis. Nous avons un blocus qui est infaillible. C’est un mur d’acier. Donald Trump, président des États-Unis, via Republic World
Impact sur les marchés pétroliers et remaniement militaire à Téhéran
L’impasse diplomatique et la persistance du blocus continuent de peser sur l’économie mondiale. Les marchés pétroliers ont réagi à cette escalade verbale, le cours du Brent enregistrant une hausse de 4,25 pour cent lors des échanges prolongés, sur fond de pressions inflationnistes redoutées par les républicains à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre.
Parallèlement, la direction politique et militaire iranienne s’est réorganisée. Ces nominations marquent un durcissement de l’appareil sécuritaire iranien au milieu des tensions régionales persistantes.
Pour aller plus loin
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- La maison mère de Truth Social, le réseau de Donald Trump, affiche 240 millions de dollars de pertes au deuxième trimestre (lederniereheure.com)