Une cour d’appel fédérale américaine a ordonné, le vendredi 7 août 2026, la suspension immédiate du chantier de la monumentale salle de bal voulue par AP News à la Maison-Blanche. La juridiction a maintenu la suspension initialement ordonnée en avril par un juge, estimant que l’administration républicaine avait lancé les travaux sans obtenir l’autorisation nécessaire du Congrès.
Une Cour d’Appel Fédérale Ordonne l’Arrêt des Travaux
Dans sa décision, la cour d’appel du district de Columbia a rappelé que le gouvernement n’a pas l’autorité illimitée
de redessiner, remodeler et reconstruire la Maison Blanche – la Maison du Peuple – pour répondre au désir personnel d’un président, selon des informations rapportées par France 24. Le projet de construction avait débuté en octobre 2025 après la destruction au bulldozer d’une aile entière de la résidence présidentielle.
La Colère de l’Administration et le Recours Prévu à la Cour Suprême
La décision de justice a vivement fait réagir rfi.fr, qui a qualifié le jugement d’unjust decision
sur son réseau social Independent. Le chef de l’État a immédiatement fait savoir que son administration allait saisir la plus haute juridiction du pays. Il a déclaré que son administration allait immédiatement faire appel devant la Cour suprême des États-Unis et a ajouté que l’armée et le Secret Service (les policiers chargés de sa protection) considèrent cette décision horrible, motivée par des raisons politiques et illégale, qualifiant par ailleurs la situation de menace pour la sécurité nationale et de honte nationale
.
La cour d’appel a indiqué que son blocage n’avait aucun lien avec la pertinence intrinsèque du projet, mais tenait uniquement à l’absence de feu vert législatif. La juridiction a toutefois accordé un délai de deux semaines pour permettre au gouvernement de formaliser son recours auprès de la Cour suprême.
Contestation Historique et Enjeux Budgétaires
Le projet titanesque de salle de réception, conçu pour accueillir jusqu’à 1 000 personnes afin d’organiser des réceptions et des dîners pour des dignitaires étrangers, suscite de vives polémiques. Le budget prévisionnel de la structure, financé initialement par des donateurs privés, a vu son montant doubler pour atteindre 400 millions de dollars. Des élus démocrates et certains républicains ont exprimé des réserves, tandis que le National Trust for Historic Preservation, une organisation à but non lucratif, a mené la fronde judiciaire pour bloquer le chantier, saluant une décision qui défend le droit des citoyens à protéger les lieux historiques.
De son côté, le président défend la nécessité de l’ouvrage en invoquant des motifs de sécurité. Il a notamment publié des illustrations par intelligence artificielle suggérant l’installation d’un espace fortifié comprenant une plateforme pour drones militaires et des camions de ravitaillement sur le toit du bâtiment, un argument rejeté par ses opposants qui l’accusent de vouloir défigurer la Maison-Blanche.
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