Un homme de 21 ans, identifié comme Nasire Best, a été abattu samedi 23 mai 2026 par des agents du Secret Service après avoir ouvert le feu près de la Maison Blanche à Washington. L’incident, survenu vers 18h00, n’a fait aucune victime parmi les personnes protégées, bien qu’un passant ait été blessé lors de l’échange de tirs.
L’intervention des forces de l’ordre face au tireur
Le calme habituel du périmètre présidentiel a été rompu samedi soir lorsque des tirs ont éclaté à l’intersection de la 17e rue et de l’avenue Pennsylvania NW, à proximité immédiate de l’Executive Office Building. Selon les informations rapportées par BBC News, le suspect a sorti une arme à feu d’un sac avant de commencer à tirer. Les agents du Secret Service, en position de vigilance, ont immédiatement riposté, blessant mortellement l’assaillant.
Le porte-parole du Secret Service, Anthony Guglielmi, a précisé dans une déclaration relayée par Clarín que l’agence était informée de la situation et travaillait à corroborer les faits avec le personnel sur le terrain. Le président Donald Trump, qui se trouvait à l’intérieur du complexe présidentiel au moment des faits, a salué la réactivité des forces de sécurité.

“Gracias a nuestro excelente Servicio Secreto y a las fuerzas del orden por la rápida y profesional actuación de esta noche contra el pistolero cerca de la Casa Blanca”, a déclaré le président Donald Trump, via BBC News.
L’incident a déclenché une réponse massive des forces de sécurité locales et fédérales. La Metropolitan Police Department de Washington D.C. a rapidement bouclé le secteur, déployant des unités spécialisées pour sécuriser les points d’accès environnants. L’échange de tirs, qui a duré quelques instants, a provoqué une évacuation préventive des zones piétonnes adjacentes au parc Lafayette. Les services d’urgence ont pris en charge le passant blessé, dont l’état de santé a été qualifié de stable par les autorités médicales peu après son transfert vers un centre hospitalier local.
Profil du suspect et antécédents
Les autorités ont rapidement identifié l’individu comme Nasire Best, un résident de 21 ans originaire du Maryland. Selon Perfil, Best était déjà connu des services de police et du Secret Service pour des comportements erratiques antérieurs aux abords de la résidence officielle. Les registres judiciaires cités par les médias indiquent un historique de problèmes de santé mentale, incluant des internements psychiatriques et des arrestations précédentes pour tentative d’intrusion.
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Des sources policières ont également noté que le jeune homme avait publié des messages troublants sur les réseaux sociaux, se prétendant être une figure divine. Comme l’indique La Nación, les enquêteurs ont confirmé qu’une « ordonnance d’éloignement » avait été prononcée à son encontre par le passé. Son obsession apparente pour le complexe présidentiel était documentée, ce qui a conduit les autorités à le surveiller étroitement bien avant l’incident du 23 mai.
Le dossier judiciaire de Nasire Best, maintenant examiné par le département de la Justice, révèle une escalade progressive dans ses interactions avec les forces de l’ordre. Des documents officiels suggèrent que des agents fédéraux avaient tenté, à plusieurs reprises, de diriger l’individu vers des services de soutien psychologique, une démarche qui n’a toutefois pas empêché l’escalade armée de samedi. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer comment le suspect a pu se procurer l’arme utilisée lors de l’attaque, alors qu’il faisait l’objet de restrictions légales sur la possession d’armes à feu.
Contexte de sécurité renforcée à Washington
Cet événement survient dans un climat de tension accrue après une autre intrusion armée survenue il y a moins d’un mois lors de la traditionnelle soirée des correspondants de la Maison Blanche. Ces incidents successifs ont relancé le débat sur la vulnérabilité des périmètres extérieurs de la résidence présidentielle.

Le président Trump a souligné l’urgence de renforcer les infrastructures de sécurité pour les futurs mandats, affirmant que la protection du siège du pouvoir exécutif exige des mesures exceptionnelles. Malgré la violence de l’échange de tirs, le Secret Service a tenu à rassurer le public :
“Ninguna persona protegida ni ninguna operación se vio afectada”, a confirmé le Secret Service, via BBC News.
Le Secret Service a annoncé qu’une revue interne complète de ses protocoles de protection extérieure serait initiée dès lundi. Cette évaluation, qui sera menée en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security), vise à identifier les failles potentielles dans le système de détection précoce des menaces. Les experts en sécurité notent que la proximité de la 17e rue avec les bureaux administratifs de la Maison Blanche présente des défis logistiques uniques, exacerbés par le flux constant de piétons et de touristes dans cette zone hautement sensible.
Alors que l’enquête se poursuit, le périmètre autour de la Maison Blanche reste sous haute surveillance. Les forces de l’ordre ont installé des marqueurs d’évidence sur le trottoir pour reconstituer la trajectoire des tirs. Aucun autre suspect n’est activement recherché, et les autorités municipales ont conseillé aux citoyens d’éviter le secteur de la 17e rue tant que les opérations de police judiciaire ne seront pas totalement achevées. Le FBI apporte désormais son concours au Secret Service afin d’analyser les dispositifs numériques saisis sur le suspect, cherchant à établir si ce dernier a agi seul ou s’il a bénéficié de complicités extérieures dans la préparation de cet acte.








