Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené des frappes aériennes conjointes contre des milices pro-iraniennes en Irak dans la nuit du 28 au 29 juillet 2026. Ces opérations, visant des sites logistiques et d’armement, ont fait au moins 10 morts, principalement dans la province de Ninive, après des tentatives d’attaques iraniennes interceptées.
Le Moyen-Orient replonge dans la violence après plusieurs jours d’accalmie. Dans la nuit de mardi à mercredi, des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement dans l’est de l’Irak, selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Ces frappes visaient des groupes soutenus par l’Iran.
Bilan humain et cibles dans la province de Ninive
Le coût humain de l’intervention est déjà significatif. Au moins 10 membres d’une ex-coalition de paramilitaires irakiens pro-iraniens, intégrée à l’armée, ont été tués, rapporte La Dépêche. Si les frappes ont touché plusieurs provinces, la plus meurtrière a été celle de Ninive, dans le nord de l’Irak. Un responsable a précisé que le bilan devrait probablement augmenter.

Les Hachd al-Chaabi (PMF), dont certaines composantes agissent de manière autonome malgré leur intégration officielle à l’armée irakienne, ont confirmé avoir été visées.
Le communiqué des Hachd al-Chaabi, via France 24, indique que plusieurs quartiers généraux officiels des Hachd al-Chaabi dans différentes régions d’Irak ont été la cible, ce matin, de perfides attaques terroristes lancées par les forces américaines et saoudiennes.
Drones saoudiens et missiles iraniens interceptés
Le ministère saoudien de la Défense a indiqué que ces frappes ciblent des milices liées à des tentatives d’attaques par drones contre des installations pétrolières dans la province orientale et la région de Riyad.

Le Centcom a annoncé avoir intercepté avec succès des missiles lancés par l’Iran dans le cadre d’une tentative d’attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient. En Jordanie, l’armée a également confirmé avoir neutralisé cinq missiles provenant d’Iran visant son territoire.
L’escalade maritime et diplomatique
Renforcement militaire et enjeux stratégiques
Pour pallier ses lacunes défensives mises en lumière par la guerre avec les États-Unis, Téhéran accélère ses acquisitions. L’Iran doit recevoir prochainement entre 300 et 400 systèmes de missiles sol-air portatifs (MANPADS) de fabrication chinoise, dont des modèles QW-12 et FN-16. Ce contrat, évalué entre 60 et 70 millions de dollars, vise à protéger les sites militaires et les infrastructures stratégiques.
Cette recrudescence des violences survient alors que le président Donald Trump rencontrait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington. Bien que Trump ait exprimé un certain optimisme quant aux discussions avec Téhéran, la situation reste volatile. Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, est attendu en Arabie saoudite pour tenter d’apaiser les tensions après avoir ordonné une enquête sur les attaques de drones.
L’instabilité régionale est accentuée par les menaces des rebelles houthis au Yémen, qui ont revendiqué des frappes contre des sites de Saudi Aramco à Jizan et Yanbu, menaçant d’une escalade si le Yémen était à nouveau visé.
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