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États-Unis frappent plus de 80 cibles en Iran après attaques pétroliers

Cibles et dommages : l'offensive du Central Command

Parallèlement, Washington a révoqué la licence permettant à Téhéran de vendre son pétrole sur le marché mondial, menaçant la stabilité d'un récent accord de cessez-le-feu.

Cibles et dommages : l’offensive du Central Command

Le commandement central des États-Unis (CENTCOM) a lancé des frappes visant à imposer des coûts élevés à l’Iran après que des navires commerciaux, animés par des civils innocents, ont été pris pour cibles dans une voie maritime internationale. Selon CBS News, l’opération a visé plus de 80 cibles, incluant des systèmes de défense aérienne, des sites radar et des installations de missiles de croisière anti-navires.

Cibles et dommages : l'offensive du Central Command
Photo: cbsnews.com

L'un des points centraux de l'attaque était la neutralisation des capacités de harcèlement maritime. Le CENTCOM a confirmé avoir détruit plus de 60 petites embarcations utilisées par les Gardiens de la Révolution iranienne.

Sur le terrain, les impacts ont été ressentis dans le sud de l’Iran. Des explosions ont été rapportées à Bandar Abbas, sur l’île de Qeshm et dans la ville portuaire de Sirik. Selon ABC News, au moins six projectiles ont frappé Sirik, touchant notamment un quai commercial et des jetées de pêche, provoquant l’incendie de plusieurs bateaux de pêche et blessant des personnes via des éclats de projectiles.

L’escalade maritime : trois pétroliers frappés

L’intervention américaine fait suite à une série d’attaques coordonnées dans le détroit d’Ormuz. Le UKMTO a signalé qu’un pétrolier a déclaré un incendie après qu’un projectile inconnu a frappé sa salle des machines le lundi. Le mardi, deux autres incidents ont été recensés : un navire a été touché alors qu’il quittait le détroit, et un autre a subi des dommages structurels mineurs.

L'escalade maritime : trois pétroliers frappés
Photo: abc.net.au

Le Qatar et l’Arabie saoudite ont formellement dénoncé ces actes. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, a déclaré que son pays tenait l’Iran

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« pleinement responsable »

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d’une attaque ciblée contre le navire Al-Rekayyat. L’Arabie saoudite a également affirmé, via son ministère des Affaires étrangères, que le pétrolier Wadyan avait été visé lors de sa traversée, comme le rapporte la BBC.

Téhéran rejette ces accusations. Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a qualifié les griefs du Qatar de

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« contraires au principe de bon voisinage »

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. Il a soutenu que les navires ne coordonnant pas leurs routes avec l’Iran s’exposent à des risques de collision et entravent les efforts de Téhéran pour

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« faciliter le transit sûr »

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dans le détroit.

Le levier économique : la révocation des licences pétrolières

Au-delà des missiles, Washington a frappé l’économie iranienne. Le département du Trésor a révoqué une licence de 60 jours qui autorisait l’Iran à vendre son pétrole brut ouvertement sur le marché international en dollars américains. Cette dérogation était un pilier de l’accord intérimaire visant à mettre fin aux combats.

Après les frappes d'Israël et des États-Unis, l'Iran réplique et cible des bases américaines

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Selon l’Associated Press, un responsable américain a justifié cette décision en affirmant que les actions de l’Iran dans le détroit étaient inacceptables et devaient être sanctionnées. Cette mesure prive Téhéran d’une voie légale de financement, le forçant potentiellement à retourner vers des ventes clandestines à prix réduit, notamment vers la Chine.

Un accord fragile et des tensions dynastiques

La rupture semble désormais imminente pour le mémorandum d’entente en 14 points signé le mois dernier. Ce document visait à étendre le cessez-le-feu et à définir l’administration future du détroit d’Ormuz. L’Iran avait notamment cherché à imposer la « Persian Gulf Strait Authority » pour gérer les permis de passage et possiblement prélever des frais de service en coordination avec Oman.

Un accord fragile et des tensions dynastiques
Photo: apnews.com

Mohammad Bagher Qalibaf a accusé les États-Unis de violations majeures de cet accord. Sur le réseau X, il a martelé :

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« L’ère de l’intimidation et de l’extorsion est terminée. Cela ne mène nulle part. Nous ne plierons pas. »

Read also: États-Unis et Iran signent cessez-le-feu immédiat : fin du blocus naval et paix au Liban.

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L’équation régionale : Liban et Israël

Le conflit ne se limite pas au détroit d’Ormuz. L’administration Trump tente de jongler avec plusieurs fronts. Parallèlement aux frappes, le président a invité le président libanais Joseph Aoun à la Maison Blanche pour le 21 juillet. L’objectif est de calmer les affrontements entre Israël et le Hezbollah, groupe soutenu par l’Iran.

Téhéran utilise ce lien stratégique comme levier : les responsables iraniens insistent pour que tout accord définitif avec les États-Unis et Israël inclue un arrêt total des hostilités au Liban. De son côté, Benjamin Netanyahu refuse tout retrait du sud du Liban tant que le Hezbollah représentera une menace, malgré des propositions de zones de sécurité gérées par l’armée libanaise.

L’issue dépendra désormais de la capacité du commandement militaire iranien, via le quartier général central Khatam al-Anbiya, à tenir sa promesse d’une

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« réponse écrasante »

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, tandis que les États-Unis maintiennent leurs forces en état d’alerte pour tenir l’Iran responsable de tout nouveau manquement au cessez-le-feu.

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