Cette décision a été marquée par un incident diplomatique et parlementaire : le député Agron Shehaj a été suspendu 60 jours après avoir soustrait un projet de l’accord confidentiel.
L’Albanie renforce son arsenal.
Le programme Foreign Military Sales et les engagements de l’OTAN
L’investissement sera réalisé via le programme Foreign Military Sales (FMS), un mécanisme de vente d’équipements militaires entre gouvernements. L’objectif est d’acquérir du matériel répondant aux standards de l’OTAN. Taulant Bala, président du groupe parlementaire du Parti socialiste, a précisé que l’Albanie dispose de quatre ans pour sélectionner les projets financés par هذا prêt, lequel devra être remboursé sur une période de douze ans, rapporte BTA. Taulant Bala a déclaré devant le parlement que « ce prêt sera utilisé pour des investissements dans la défense, en particulier conformément aux engagements de l’Albanie envers l’OTAN » et qu’il sera « consacré à la modernisation » des forces armées.
Le scandale Agron Shehaj : vol de documents et suspension
L’adoption de ce texte a été parasitée par un incident majeur au sein de l’hémicycle. Agron Shehaj, leader du parti d’opposition Mundësia (Possibilité), a été accusé d’avoir volé un projet de l’accord confidentiel depuis le bureau du parlement. Des images de vidéosurveillance montrent le député partir avec les documents, tandis qu’une employée administrative, tentant de l’arrêter, a chuté dans les escaliers, d’après Sloboden Pechat. L’employée a été blessée et a reçu des soins médicaux plus tard.
Le Secrétariat à l’éthique parlementaire a réagi promptement en imposant à Agron Shehaj une suspension de 60 jours. Cette sanction lui interdit toute participation aux sessions plénières et aux commissions parlementaires. Le Premier ministre Edi Rama a fermement condamné l’acte sur les réseaux sociaux, comparant le comportement du député à celui d’un ballist (rebelle) et appelant le parquet à agir, selon Segabg.

Edi Rama a déclaré : « Cet homme, qui vole un document confidentiel et s’enfuit, est un ballist qui percute tous ceux qu’il rencontre. Comme vous pouvez le voir aujourd’hui, il a tenté de s’échapper exactement comme un ballist entré dans un poulailler pour voler les poules, prouvant à nous tous que le vice accompagne l’âme. J’espère que le parquet montrera à ce voleur de corbeaux odieux la place déterminée par la loi pour les voleurs de documents confidentiels. » Il a également exprimé son regret pour « l’innocente jeune fille — gloire à Dieu qu’elle s’en soit sortie sans blessures graves ».
« Agron Shehaj doit être arrêté in flagrante delicto pour violation de la loi. Le voleur de données personnelles des Albanais a maintenant commencé à voler des documents parlementaires. Lorsque les arguments manquent, il ne reste que le vol de documents confidentiels et le désespoir. L’agression contre un employé administratif est également un crime. » Taulant Bala, président du groupe parlementaire du Parti socialiste, via Segabg
De son côté, Agron Shehaj a nié toute intention de vol. Il a affirmé avoir pris le document pour le lire après une déclaration du président du parlement, Niko Pelëshi, et avoir signé un engagement de non-divulgation avant de restituer le texte au bureau du parlement. Il a également déclaré qu’il voterait en faveur de l’accord.
Tensions politiques et recours constitutionnel
Malgré l’importance stratégique du prêt, la procédure de vote a cristallisé les tensions entre la majorité et l’opposition. Le projet a été adopté par les 74 membres de la majorité au sein du parlement de 140 sièges. L’opposition a toutefois boycotté le vote, dénonçant un manque de transparence et affirmant n’avoir reçu le texte que quelques heures avant la session, rapporte BTA.

Le Parti démocratique d’Albanie, principale force d’opposition, a qualifié la procédure d’approbation d’anticonstitutionnelle. Bien que le parti soutienne sur le principe l’accord avec Washington, il a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle pour contester la rapidité et la légalité du processus parlementaire.
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