Une frappe de missile russe a tué dix personnes et blessé près d’une centaine d’autres le vendredi 24 juillet 2026 dans la région de Kiev. L’attaque a visé une démonstration d’équipements militaires sur un stand de tir privé, touchant des représentants de l’industrie de la défense et du Conseil de défense d’Ukraine.
Le bilan humain est lourd. Dix morts et environ cent blessés sont recensés suite à l’impact d’un missile balistique s’étant écrasé sur un terrain près de Kiev, selon le gouverneur par intérim de la région, Rouslan Olinyk, cité par l’AFP. L’événement, qui se déroulait sur un stand de tir privé, réunissait des acteurs majeurs de la défense ukrainienne.
Une enquête pour négligence ouverte par le procureur général
L’attaque a déclenché une réaction immédiate des autorités judiciaires. Le procureur général d’Ukraine, Rouslan Kravtchenko, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour négligence ayant entraîné la mort. Cette procédure vise à examiner d’éventuels manquements aux obligations lors de l’organisation de ce rassemblement militaire.
L’enquête devra déterminer les responsabilités concernant la décision d’organiser l’événement, le choix du lieu, l’horaire et le format, tout en vérifiant si les risques avaient été correctement évalués. Cette faille sécuritaire est pointée du doigt par Serguiï Beskrestnov, conseiller de Volodymyr Zelensky pour la défense, qui a critiqué sur Telegram les événements militaires organisés sans abris pour les invités et dont la tenue est annoncée préalablement sur les réseaux sociaux.
La version du ministère russe de la Défense
De son côté, Moscou revendique la précision de l’opération. Le ministère russe de la Défense a indiqué sur Telegram avoir visé une démonstration de drones de fabrication ukrainienne et étrangère. Selon la source russe, l’installation située en banlieue de Kiev accueillait des fabricants de premier plan, des officiers de l’armée et des agents des services de sécurité ukrainiens.
Cette frappe a été ressentie comme un coup dur pour le secteur. Kateryna Mykhalko, responsable du secteur, a qualifié l’événement de jour de deuil pour l’industrie
militaire ukrainienne sur Instagram. Igor Fedirko a également confirmé sur Facebook que des représentants de l’industrie de la défense ont été victimes de l’attaque.
Sloviansk et Saint-Pétersbourg : un vendredi sanglant
L’attaque de Kiev s’inscrit dans une journée de frappes croisées massives. Dans l’est du pays, à Sloviansk, dans la région de Donetsk, deux bombes guidées russes ont tué cinq personnes et blessé neuf autres. Le gouverneur régional, Vadym Filachkine, a rapporté que dix maisons privées, une entreprise et les locaux du consulat honoraire de la République de Lettonie ont été endommagés.
L’Ukraine a également riposté sur le sol russe. Des frappes ont visé des entrepôts de l’entreprise d’e-commerce Wildberries dans la région de Saint-Pétersbourg. Parallèlement, une attaque dans la région de Kirov a tué six personnes et fait 26 blessés, selon le gouverneur Alexandre Sokolov.
L’interception d’un drone en Roumanie
Un incident aérien majeur a marqué cette journée pour l’OTAN. Pour la première fois depuis le début de l’invasion totale de l’Ukraine en 2022, la Roumanie a abattu un drone dans son espace aérien. Le président Nicusor Dan a précisé que l’appareil a été neutralisé vers 11 heures par un pilote roumain aux commandes d’un F-16.
Ce climat de tension extrême se prolongera jusqu’à Washington, où le président Volodymyr Zelensky doit rencontrer Donald Trump ce mardi.
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