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262 000 logements inoccupés à Paris : la deuxième ville de France par son taux d’inoccupation

262 000 logements inoccupés à Paris : la deuxième ville de France par son taux d’inoccupation

Avec 262 000 logements “inoccupés”, cela représente 19% du parc immobilier parisien. Ce taux fait de la capitale la deuxième ville de France en termes de taux d’inoccupation, derrière Nice.

Environ un logement sur cinq à Paris est vacant, utilisé de manière occasionnelle ou en tant que résidence secondaire, selon une étude de l’Agence parisienne d’urbanisme (Apur) publiée mardi. La mairie s’appuie sur cette étude pour demander une évolution législative, alors que la crise du logement persiste.

Les 262 000 logements “inoccupés”, soit près de 19% de l’ensemble des logements parisiens, sont définis comme “ceux qui ne constituent pas la résidence principale d’un ménage” selon l’Apur, qui se base sur les données du recensement de l’Insee.

L’étude, présentée par l’Apur et la mairie, met en lumière “une très forte hausse du nombre de logements inoccupés” d’environ 4,7% au cours de la dernière décennie.

Dans le détail, 128 000 logements parisiens étaient complètement vacants, tandis que 134 000 étaient utilisés de manière occasionnelle (pour le travail) ou comme résidence secondaire (pour les loisirs).

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Cela place la capitale en deuxième position pour la part la plus élevée de logements inoccupés, derrière Nice (28%), suivie de Grenoble (17%) et Nancy (16%), selon l’Apur.

La carte de Paris montre une grande disparité entre les arrondissements, avec une proportion élevée de logements peu ou pas utilisés dans le centre-ville, notamment dans le VIIIe (36%), le VIIe (34%), le VIe et le Centre de Paris (30%).

Environ 72% de ces logements inoccupés sont de petite taille, composés d’une ou deux pièces, correspondant aux biens qui sont “mis en location meublée touristique”, souligne l’Apur.

L’Apur estime que la récente augmentation du nombre de logements inoccupés est “en partie liée à la hausse des locations meublées touristiques non déclarées” et estime qu’environ 25 000 logements “seraient détournés de leur usage pour être loués sur des plateformes”.

Avec un solde négatif de 35 000 résidences principales sur la période 2011-2020, “il y a des quartiers entiers qui se sont en partie vidés”, déplore le premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire. Cette situation crée de nombreux “effets de bord”, notamment “l’étalement urbain et des déplacements supplémentaires”, et “fragilise à très long terme l’attractivité économique” de Paris.

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En réponse à la pénurie de logement, les députés ont approuvé en commission une proposition de loi transpartisane visant à s’attaquer à la “niche fiscale” des meublés de tourisme comme Airbnb.

Le texte, qui pourrait faire l’objet d’un vote de l’hémicycle dans la nuit de mercredi à jeudi, réduit le taux d’abattement fiscal sur les revenus des meublés de tourisme à 30%, sauf en “zone rurale très peu dense” où un taux de 41% supplémentaire (soit 71% au total) pourrait être appliqué.

“Notre but n’est pas de taxer les propriétaires, mais de les inciter à louer leur logement”, souligne Jacques Baudrier.

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