Le Musée d’histoire naturelle de Londres a dévoilé vingt-quatre clichés présélectionnés pour le Prix du public du Wildlife Photographer of the Year 2026. Le public peut voter jusqu’au 18 mars pour cette sélection internationale qui met en lumière la beauté et la fragilité du monde sauvage.
La compétition photographique internationale organisée par le Musée d’histoire naturelle de Londres a franchi une nouvelle étape avec l’annonce de ses images en lice pour le Prix du public. Un jury composé d’experts en photographie, en faune sauvage, en conservation et en sciences a dû départager les participants parmi un total impressionnant de 60.636 candidatures reçues en provenance de 113 pays et territoires. Les amateurs de vie sauvage peuvent dès à présent participer au scrutin en ligne pour élire leur image favorite avant la clôture des votes fixée au 18 mars.
Les clichés marquants de la sélection 2026
Cette nouvelle sélection met en avant des scènes saisissantes capturées aux quatre coins du globe. Parmi les photographies retenues, le travail de Christopher Paetkau propose une vision intimiste de la faune arctique. Intitulée Repos en famille
, l’image montre une mère ours polaire et ses trois oursons faisant une pause estivale le long de la côte de la baie d’Hudson, au Canada. Le Musée d’histoire naturelle de Londres souligne que ce type de scène devient de plus en plus rare en raison de la fonte des glaces qui complique la recherche de nourriture pour les ours pendant la saison chaude.

Dans un tout autre registre, le photographe Chris Gug a immortalisé une scène singulière dans le détroit de Lembeh, au nord de Sulawesi, en Indonésie. Intitulé En route
, le cliché montre un jeune crabe nageur juché sur une méduse lors d’une plongée nocturne. La nature exacte de cette association reste ouverte aux hypothèses, qu’il s’agisse d’une économie d’énergie pour le crustacé ou d’une utilisation des tentacules urticants comme bouclier protecteur.
Le Dr Douglas Gurr, directeur du Musée d’histoire naturelle de Londres, a déclaré que qu’elles mettent en scène des comportements fascinants ou racontent une histoire forte, les images sélectionnées cette année sont vraiment exceptionnelles.
Rencontres insolites et contrastes environnementaux
La confrontation entre la faune sauvage et l’expansion humaine s’invite également au cœur de plusieurs œuvres en lice. Lalith Ekanayake a ainsi capturé le regard perçant d’un macaque à queue de lion et de son petit dans la ville de Valparai, située dans les Ghâts occidentaux en Inde. Cette espèce de macaque figure parmi les plus menacées au monde en raison de la fragmentation de son habitat naturel par l’activité humaine.

De son côté, Alexandre Brisson livre un témoignage saisissant en Namibie avec son cliché intitulé Beauty Against the Beast
. Un groupe de flamants nains se détache devant un arrière-plan industriel composé de lignes électriques à Walvis Bay. La réserve ornithologique, malgré sa vocation protectrice, subit les empreintes visuelles et olfactives de proximités industrielles, illustrant les pressions subies par les écosystèmes côtiers.
Le triomphe du prix populaire et la course au vote
Le photographe autrichien Josef Stefan s’est imposé après un total de près de 90.000 suffrages grâce à un cliché spectaculaire montrant un jeune lynx ibérique lançant un rongeur dans les airs à Torre de Juan Abad, en Espagne.
Le parcours du lynx ibérique illustre par ailleurs l’efficacité des politiques de préservation : alors qu’il figurait au bord de l’extinction au début des années 2000, sa population dépasse aujourd’hui les 2.000 individus grâce à des efforts soutenus de conservation.
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