L’action de Nvidia a notamment mis un terme à une série de sept séances consécutives de baisse, dans l’attente de ses résultats financiers trimestriels.
Détente sur le marché obligataire et rebond généralisé à Wall Street
Les indices de Wall Street ont repris des couleurs ce mardi, aidés par le repli des cours du pétrole et un net reflux des rendements obligataires. Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a reculé de plus de sept points de base pour s’établir à 4,62%, d’après les informations rapportées par CNBC. Cette baisse fait suite aux spéculations selon lesquelles le Trésor pourrait mobiliser son compte général, connu sous l’acronyme TGA, afin d’intervenir et d’améliorer la liquidité sur la dette à long terme.
À la cloche de clôture, le Dow Jones a progressé de 160,24 points, soit 0,30%, pour s’établir à 53 577,40 points, enregistrant une troisième séance consécutive de hausse. L’indice élargi S&P 500 a gagné 0,32% à 7 677,28 points, tandis que le Nasdaq Composite, à forte coloration technologique, a pris 0,66% pour finir à 26 151,30 points. L’indice sectoriel des valeurs technologiques, le Philadelphia Semiconductor Index, a quant à lui bondi de 1,44% à 11 588,04 points.
Nvidia stoppe sa série noire avant ses résultats et l’or noir recule
Le géant des puces d’intelligence artificielle Nvidia a concentré l’attention des investisseurs en progressant de 2%, ce qui met fin à une séquence de sept séances de repli consécutif. D’autres poids lourds du secteur ont suivi ce mouvement de rattrapage, à l’instar d’AMD qui a grimpé de 4,9% et de Micron qui a progressé de 2,5%. Les analystes soulignent que ces publications de résultats s’annoncent cruciales pour évaluer la pérennité de la demande en centres de données et l’ampleur des dépenses d’investissement engagées par les géants du secteur.

Du côté des matières premières, les cours du pétrole brut ont nettement reflué. Le contrat sur le brut léger américain WTI a chuté de plus de 3%, les tensions géopolitiques s’étant apaisées sur le plan strictement militaire.
Il a été indiqué que cela pouvait être considéré comme un soulagement, dans la mesure où les risques pesant sur les capacités de production de pétrole et de gaz de la région se réduisaient.
Sanctions contre l’Iran et nouvelles pressions inflationnistes
Sur le plan géopolitique et économique international, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a officialisé le lancement d’une campagne de restrictions visant à couper les liens financiers de Téhéran. Dans des propos relayés par Boursier.com, le responsable américain a averti que
le pays lançait une offensive économique contre les liens financiers de l’Iran à travers le monde

, évoquant l’objectif d’une asphyxie économique du régime
. Cette offensive s’accompagne de sanctions visant de nouvelles entités.
En parallèle, le climat de consommation aux États-Unis montre des signes de fragilité. L’indice de confiance des consommateurs publié par le Conference Board a reculé à 89,4 en août, sous le consensus des analystes. Les enseignes de distribution ont souffert en Bourse, à l’image du distributeur d’articles de sport Dick’s Sporting Goods, dont le titre s’est effondré de 30% après la publication de ses comptes.
Le rendez-vous de Jackson Hole et l’indice PCE en point de mire
Les marchés financiers retiennent désormais leur souffle avant la publication de l’indice des prix PCE pour le mois de juillet, considéré par la Réserve fédérale comme sa mesure privilégiée de l’inflation. Les investisseurs attendent également l’allocution de Kevin Warsh, nouveau président de la Fed, programmée pour vendredi dans le cadre du symposium annuel de Jackson Hole dans le Wyoming.
Ce grand rendez-vous des banquiers centraux se tient autour du thème de
l’innovation financière et de ses implications pour les paiements et les politiques
.
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