Une vie avec un but pourrait être la clé pour éloigner la démence, révèle une étude
DERNIÈRE MINUTE : Une nouvelle étude publiée dans le Journal américain de psychiatrie gériatrique suggère qu’un fort sentiment de but dans la vie pourrait être associé à un risque réduit de démence, y compris la maladie d’Alzheimer. Les résultats, qui s’appuient sur des recherches antérieures, ouvrent des perspectives prometteuses sur la prévention de cette maladie neurodégénérative en pleine expansion.
L’étude, menée sur un large échantillon de participants, a pris en compte des facteurs de risque connus tels que l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, la dépression et la prédisposition génétique liée au gène Apoe4. Malgré ces ajustements, le lien entre un but dans la vie et un risque de démence plus faible est resté significatif.
Bien que les chercheurs n’aient pas directement interrogé les participants sur la nature de leur but,ils soulignent qu’il peut se manifester de différentes manières : à travers les relations,le travail,la foi,l’engagement envers les autres ou la poursuite d’objectifs personnels. L’étude confirme ainsi que le sens de la vie est une expérience profondément personnelle et subjective.
“Le but dans la vie est gratuit, sûr et accessible,” souligne Nicholas Howard, chercheur en santé publique. “C’est quelque chose que les gens peuvent construire activement à travers des relations, des objectifs et des activités significatives.”
Au-delà des médicaments : une approche préventive accessible
Cette découverte est d’autant plus importante que les traitements médicamenteux actuels contre la maladie d’Alzheimer, comme le Lecanemab et le Donanemab, bien que prometteurs pour ralentir la progression des symptômes, présentent des risques et des coûts importants.L’étude suggère donc qu’une approche préventive axée sur le bien-être psychologique pourrait compléter, voire potentiellement retarder, l’apparition de la démence.
Pourquoi un but dans la vie serait-il protecteur ?
Les mécanismes précis reliant un but dans la vie à une meilleure santé cognitive restent à élucider. Les chercheurs avancent l’hypothèse que le sentiment de but pourrait stimuler la résilience cognitive, renforcer les connexions neuronales et favoriser un mode de vie plus sain.
“Ce qui est passionnant dans cette étude, c’est que les gens peuvent être en mesure de se ‘penser’ à une meilleure santé,” explique le neurologue cognitif Thomas Wingo. “Le but dans la vie est quelque chose que nous pouvons activement nourrir.”
Un appel à l’action : investir dans le sens de sa vie
Les résultats de cette étude soulignent l’importance de cultiver un sentiment de but tout au long de la vie. Il n’est jamais trop tôt, ni trop tard, pour réfléchir à ce qui donne du sens à son existence et pour s’engager dans des activités qui nourrissent ce sentiment. Que ce soit à travers des passions personnelles, des engagements communautaires ou des relations significatives, investir dans le sens de sa vie pourrait être l’une des meilleures stratégies pour préserver sa santé cognitive à long terme.
