Zurich : scandale à l’hôpital universitaire, un chef de service suspendu et toujours payé à son plein salaire
Zurich, Suisse – Un scandale majeur secoue l’hôpital universitaire de Zurich (USZ). Un chef de service en urologie fait l’objet d’une enquête délicate menée par le cabinet d’avocats Nater Dellafior, situé à quelques pas du célèbre Paradeplatz. L’affaire, révélée initialement par le journal NZZ, concerne des allégations de manipulation des examens de qualification des médecins.
Selon les premières investigations, des médecins auraient pu être autorisés à passer l’examen Preforma sans avoir accumulé le nombre d’heures de pratique chirurgicale requis. Cette situation potentiellement dangereuse aurait pu conduire à la prise en charge de patients par des praticiens insuffisamment expérimentés.
L’examen d’urologie en question est réputé particulièrement difficile, certains le comparant à un véritable parcours du combattant. Sa réussite est un gage de compétence et permet aux médecins de se distinguer dans leur domaine.
Le médecin concerné, un professeur Dr. Dr. Med., est en congé depuis mai. L’USZ a confirmé qu’il continue de percevoir son salaire complet en tant que directeur de clinique pendant cette période.
L’enquête, menée par un cabinet d’avocats réputé pour ne recruter que des juristes ayant obtenu les plus hautes distinctions académiques (“Magna Cum Laude” ou “Summa Cum Laude”), promet de révéler l’ampleur des irrégularités.Les coûts de cette enquête, ainsi que le maintien du salaire du chef de service suspendu, seront à la charge des fonds publics.
Ce scandale soulève des questions cruciales sur les procédures de contrôle qualité au sein de l’USZ et sur la protection des patients. Il met également en lumière les enjeux de la reconnaissance des compétences médicales et la nécessité d’une formation rigoureuse pour garantir des soins de qualité. L’hôpital universitaire devrait présenter les conclusions de l’enquête dans les prochains jours.
