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Urtasun et la tortilla : fin d’une polémique ?

Polémique : Historien espagnol défend l’héritage de la monarchie en Amérique latine

Madrid, espagne – Un débat passionné a éclaté suite aux déclarations de l’historien espagnol, non nommé dans l’article original, qui minimise les aspects négatifs de la colonisation espagnole en Amérique latine. Ses propos,rapportés lors d’une exposition à Madrid présentant des répliques du trésor de Quimbaya,ont suscité l’indignation et la controverse.

L’historien affirme que l’Espagne a apporté des bénéfices considérables au “nouveau monde”, notamment en matière de technologie et de développement urbain. Il souligne que seulement 25 ans après le débarquement d’Hernán Cortés, 40 villes avaient déjà été construites, dotées d’églises, de cathédrales, d’hôpitaux et d’universités. Il va jusqu’à suggérer que pour “décoloniser” véritablement, il faudrait détruire ces villes, construites après la conquête.

Il conteste également les récits traditionnels de la conquête, affirmant que la prise de Tenochtitlán, la capitale aztèque, a été réalisée par une armée de 100 000 hommes, dont seulement un millier étaient espagnols. Le reste, selon lui, était composé de guerriers indigènes alliés aux Espagnols, unis contre la “tyrannie” des Mexica.

Concernant l’Inquisition, l’historien minimise son impact, indiquant que seulement 50 personnes ont été brûlées en Nouvelle-Espagne en 250 ans, dont seulement quatre étaient indigènes.

Contexte historique et perspectives contemporaines :

Ces déclarations interviennent dans un contexte de réévaluation croissante de l’histoire coloniale. Pendant des siècles, l’histoire de la colonisation a été racontée principalement du point de vue des colonisateurs, minimisant souvent les souffrances et les injustices infligées aux populations indigènes.

Les historiens modernes, ainsi que les communautés indigènes elles-mêmes, mettent en lumière les conséquences dévastatrices de la colonisation, notamment la perte de terres, la destruction de cultures, l’exploitation des ressources naturelles et l’imposition de systèmes politiques et religieux étrangers.

La question de la “meilleure chose” que l’Espagne a laissée à l’Amérique latine est donc profondément controversée. Si l’introduction de certaines technologies et la construction de villes peuvent être considérées comme des aspects positifs, elles ne peuvent occulter les conséquences négatives de la conquête et de la colonisation.

Le débat sur l’héritage colonial continue de diviser les opinions et de susciter des discussions passionnées sur la justice, la mémoire et la réconciliation. L’analyse critique des sources historiques et la prise en compte des perspectives multiples sont essentielles pour comprendre pleinement la complexité de cette période de l’histoire.

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