Un signalement anonyme visant le Centre clinique universitaire de Maribor révèle de fortes disparités dans l’activité des examens électromyographiques. Les données informatiques montrent un volume d’examens doublé l’après-midi par rapport aux consultations du matin, déclenchant des enquêtes administratives et de vives critiques sur la grille des rémunérations médicales.
Les révélations du système MEDIS sur l’activité de l’UKC Maribor
Des infirmières de l’UKC Maribor ont transmis des données issues du système informatique MEDIS qui documentent une nette suractivité l’après-midi au sein de l’ambulatoire d’électromyographie. Un groupe anonyme de sœurs démontre, avec des photographies du système d’information MEDIS, que des patients officiellement pris en charge dans le programme de l’après-midi avaient en réalité déjà été traités le matin. Alors que les professionnels réalisent jusqu’à quinze examens durant les horaires réguliers du matin, ce chiffre atteint trente interventions au cours du programme de l’après-midi. L’établissement examine la situation face à ces éléments qui mettent en lumière de nettes variations de productivité au sein du même service hospitalier.
Cette situation intervient alors que l’hôpital public fait face à des difficultés financières marquées. Le déficit cumulé de l’établissement s’établit à près de dix millions d’euros au milieu de l’année, renforçant la sensibilité politique et sociale de ce dossier de gestion interne.
Le débat sur les tarifs de permanence et l’organisation des soins
Les critiques ciblent directement l’écart de rémunération entre le service de jour et les programmes complémentaires. Selon les observations recueillies auprès d’acteurs de la santé, les infirmières perçoivent une majoration de plus de quinze euros par patient pour ces vacations, tandis que les médecins touchent des montants considérablement plus élevés. Le ministère de la Santé a exigé des explications détaillées de la part de la direction tout en initiant une inspection sanitaire par l’intermédiaire de l’inspection compétente.
Selon l’ancien ministre de la Santé et ancien directeur de la caisse d’assurance maladie ZZZS, Samo Fakin, il s’agit, pour le dire pudiquement, d’une manière d’obtenir davantage d’argent, expliquant que l’on travaille moins pendant la partie matinale en raison de la fatigue, de la surcharge et d’autres facteurs, tandis que l’on produit de deux à trois fois plus l’après-midi, ce qui constituerait le mode opératoire dans les hôpitaux slovéniens.
L’ancien ministre relève que les médecins perçoivent entre 20 et 25 euros nets de l’heure pour le travail matinal, contre 40 à 70 euros nets pour les programmes de l’après-midi. Cet écart financier incite, selon lui, à orienter l’énergie vers les créneaux les mieux rétribués au détriment du service régulier.
Les exigences de contrôle et la position des instances sanitaires
Les représentants des droits des patients rappellent que de telles divergences de rythme exigent une vigilance accrue de la part des organes de gouvernance. Pour l’organisme d’assurance maladie ZZZS, les actes d’électromyographie ne font pas l’objet d’un paiement scindé spécifique et relèvent de l’activité globale financée par les forfaits habituels. La direction des établissements de santé conserve la responsabilité pleine et entière de l’organisation interne et du respect des critères de travail.

Tatjana Jevševar, directrice de l’association des établissements de santé, a souligné la nécessité d’assurer la réalisation des prestations ainsi que le contrôle de la productivité, tant pour l’activité menée durant les heures de travail régulières qu’en dehors de celles-ci.
Du côté des infirmières, l’association professionnelle insiste pour que chaque patient bénéficie d’une prise en charge rigoureusement identique, indépendamment du type de programme dans lequel son dossier est administrativement classé. Les contrôles administratifs se poursuivent pour établir les responsabilités précises dans cette affaire.
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