Le président américain Donald Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane au Canada, invoquant une « négligence volontaire » de la part du pays face aux incendies de forêt qui propagent un épais nuage de fumée sur une grande partie du nord des États-Unis.
Cette déclaration, publiée sur Truth Social, survient alors que la qualité de l’air s’est considérablement dégradée dans plusieurs régions américaines, notamment au Minnesota, au Michigan, en Pennsylvanie, en Ohio et à New York. Selon des données du 17 juillet 2026, des villes comme Détroit, Chicago et Washington D.C. ont été classées parmi les zones les plus polluées au monde en raison de cette fumée.
Une crise environnementale persistante
Selon le Système canadien d’information sur les feux de forêt, environ 888 incendies étaient actifs au Canada en date du vendredi 17 juillet 2026, la majorité d’entre eux étant hors de contrôle. Plus de 190 de ces foyers se trouvent en Ontario. Au total, près de 3 millions d’hectares de terres ont été détruits par les flammes à travers le pays.
Cette dégradation de la qualité de l’air a entraîné l’émission d’alertes de santé « dangereuse » et l’annulation de nombreux événements extérieurs dans les régions touchées. Le président Trump a accusé le Canada de ne pas entretenir correctement ses forêts et ses broussailles, affirmant que les États-Unis subissaient une « invasion inutile d’air pollué et malsain ».
Tensions politiques et demandes d’action
La menace tarifaire fait suite à des pressions exercées par des législateurs américains. Dans une lettre ouverte, les élus John James, John Moolenaar, Jack Bergman et Lisa McClain ont exprimé leur lassitude, déclarant que leur « patience est épuisée ». Ils ont reproché au Canada un manque d’investissement chronique dans le débroussaillage et la réduction des combustibles forestiers, tout en menaçant d’envisager une implication directe des États-Unis dans la protection et la lutte contre les incendies transfrontaliers si le Canada n’agissait pas.
De son côté, le premier ministre canadien Mark Carney a précédemment souligné que la lutte contre les changements climatiques relevait de la responsabilité des deux pays. Le gouvernement canadien n’a pas officiellement répondu à la menace tarifaire immédiate, et la Maison-Blanche n’a pas fourni de détails sur les mécanismes légaux ou les taux qui pourraient être appliqués.
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La perspective scientifique
Face aux accusations de négligence, des experts nuancent la situation. Le Dr Patrick James, de l’Université de Toronto, rappelle que « la météo ne se soucie pas des frontières internationales » et que, par le passé, la fumée provenant d’incendies majeurs aux États-Unis a également affecté le Canada. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a quant à lui demandé aux États-Unis d’apporter un soutien logistique à la lutte contre les incendies plutôt que de formuler des plaintes.

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