Minneapolis : Trump qualifie de « agitateur » Alex Pretti, infirmier tué par des agents fédéraux
MINNEAPOLIS – L’ancien président Donald Trump a qualifié Alex Pretti, un infirmier des Anciens Combattants de 37 ans tué par des agents fédéraux à Minneapolis le 24 janvier, d’« agitateur et, peut-être, d’insurrectionniste », dans un message publié vendredi sur son réseau social Truth Social. Ces déclarations interviennent alors que la controverse autour des circonstances de sa mort continue de s’intensifier, suscitant l’indignation du public et des critiques au sein même du Parti Républicain.
Trump a repris des images diffusées par le média numérique The News Movement et analysées par la BBC News, montrant un homme qui ressemble à Pretti criant sur des agents de l’Immigration et des Douanes (ICE) le 13 janvier. La vidéo montre également l’homme donnant un coup de pied dans le pare-chocs d’un véhicule gouvernemental, endommageant un feu arrière. « C’était une démonstration d’agression et de colère, pour que tous puissent la voir, déchaîné et incontrôlable », a écrit Trump. Il a souligné que l’agent d’ICE était resté « calme et maîtrisé » dans ces circonstances.
La famille de Pretti a confirmé au Star Tribune de Minneapolis que l’homme dans la vidéo est bien Alex Pretti. Un autre enregistrement, publié par le même journal, montre un angle différent de l’incident. CNN avait rapporté que Pretti avait subi une fracture d’une côte lors d’une altercation avec des agents fédéraux une semaine avant sa mort, mais le Département de la Sécurité intérieure a déclaré ne pas avoir de trace de cet incident.
Ces remarques de Trump font écho aux premières déclarations de son administration après la mort de Pretti, qui le décrivait comme une menace pour la sécurité et un « terroriste domestique », alléguant qu’il avait l’intention de « massacrer des forces de l’ordre ». Des affirmations que la famille de Pretti a qualifiées de « mensonges écœurants ». Des vidéos de la scène de la fusillade montrent que Pretti n’avait pas d’arme à la main au moment où il a été abattu.
L’affaire a suscité une vague d’indignation publique, notamment sur les réseaux sociaux. Des appels à la transparence et à la justice ont été lancés, et même certains membres du Parti Républicain ont exprimé leur frustration face à la gestion de l’affaire. Un post de Bernie Sanders sur X (anciennement Twitter) dénonçant les « mensonges écœurants » a été largement partagé.
[Intégrer ici un tweet pertinent de Bernie Sanders sur X]
Face à la pression croissante, Trump avait promis de « revoir tout » concernant l’incident. Il avait également consulté Tom Homan, ancien directeur par intérim de l’ICE, pour obtenir son avis.
Un avocat représentant la famille de Pretti a déclaré à l’Associated Press : « Une semaine avant qu’Alex ne soit abattu dans la rue – alors qu’il ne représentait aucune menace pour personne – il a été violemment agressé par un groupe d’agents de l’ICE. » L’avocat a ajouté que rien de ce qui s’était passé une semaine auparavant ne pouvait justifier la mort de Pretti.
L’affaire Pretti met en lumière les tensions croissantes autour des opérations de l’ICE et de l’utilisation de la force par les agents fédéraux. Elle intervient également dans un contexte de débat national sur la réforme de l’immigration et la responsabilité des forces de l’ordre. Selon les données du Département de la Justice, les incidents impliquant l’utilisation de la force par les agents fédéraux ont augmenté de 15 % au cours des cinq dernières années, soulevant des inquiétudes quant à la transparence et à la surveillance de ces opérations.
[Intégrer ici un lien vers un rapport pertinent du Département de la Justice sur l’utilisation de la force par les agents fédéraux]
La colère publique grandit également, alimentée par des mouvements comme « Abolish ICE », qui appellent à la dissolution de l’agence. Des sondages récents montrent que le soutien à ces mouvements est en augmentation, en particulier dans les États où des incidents impliquant l’ICE ont eu lieu. L’affaire Pretti pourrait donc avoir des conséquences politiques importantes, en exacerbant les divisions sur la question de l’immigration et de la sécurité.
