Pakistan : Programmes de protection sociale améliorent éducation et santé
Les programmes de protection sociale au Pakistan, notamment au Pendjab et au niveau fédéral, produisent des résultats concrets en matière d’éducation et de santé, selon les données et les analyses de Jahan Ara Manzoor Wattoo, vice-présidente de la PSPA.
Des résultats concrets au Pendjab et au niveau fédéral
Au Pendjab, le programme Zewar-e-Taleem parvient à maintenir 1 100 000 filles à l’école dans 16 districts. Selon une évaluation réalisée en partenariat avec l’UNICEF, le taux d’abandon scolaire a chuté de 9 % et le mariage des enfants a diminué dans les zones où les filles sont restées plus longtemps en classe. L’étude révèle également que pour chaque allocation de 1 000 roupies versée à une famille, les dépenses liées à l’école ont augmenté de 320 roupies, les familles choisissant notamment d’acheter des livres.

Au niveau fédéral, le programme BISP soutient 9,3 millions de familles. Des études indépendantes indiquent que ce programme a permis de réduire le retard de croissance chez les enfants et d’augmenter les taux de scolarisation. La Banque mondiale qualifie d’ailleurs le BISP de « pratique exemplaire » pour les pays en développement.
Dans les provinces du Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan, des initiatives telles que la Sehat Card, l’Ensaas Rashan et des allocations provincales pour les filles facilitent l’accès à la santé et à l’éducation, même dans les terrains les plus difficiles.
Un investissement soutenu par les institutions internationales
Les organisations internationales confirment l’importance de ces mesures. La Banque mondiale affirme que « la protection sociale est l’investissement le plus rentable que les gouvernements puissent faire ». De son côté, le FMI a déclaré en 2023 que les transferts monétaires bien conçus ne nuisent pas à la croissance, mais protègent les économies pendant les chocs et s’autofinancent.
L’UNICEF précise que les transferts monétaires ne sont pas de la charité, mais un investissement dans l’avenir des enfants, tandis que l’OIT souligne qu’aucun pays n’a éliminé la pauvreté sans protection sociale. Ces succès s’inscrivent dans une dynamique mondiale : au Brésil, le programme Bolsa Familia a permis de sortir 14 millions de familles de l’extrême pauvreté, et au Bangladesh, les allocations pour les filles ont fait passer le taux de scolarisation secondaire féminine de 33 % à 54 %.
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