Accord sur Gibraltar : le gouvernement espagnol obtient un soutien mitigé au Parlement
Madrid, espagne – Le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, a vu son accord concernant Gibraltar obtenir un soutien, bien que nuancé, de ses partenaires parlementaires habituels, tandis que l’opposition de droite, menée par le PP et Vox, continue de critiquer le texte. L’accord, qui doit encore être ratifié par le Congrès, a suscité des réactions diverses au sein des différents groupes politiques.
Agustín Santos, député de Sumar, a souligné que l’accord ne compromet en rien les discussions futures sur la souveraineté de Gibraltar, assurant que les progrès dans ce domaine se poursuivront. Francesc-Marc Álvaro Vidal, de l’ERC, a salué la conclusion de l’accord “malgré l’opposition de la droite espagnole”, tout en saisissant l’occasion pour interroger Albares sur l’avenir de la Palestine et la pertinence de la conférence de paix prévue à Barcelone.
Les préoccupations se sont également exprimées concernant la population locale.Jon Iñarritu, de EH Bildu, a reconnu la distance géographique de Gibraltar, mais a insisté sur l’importance de l’accord, tout en plaidant pour la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple gibraltarien.Martina Velarde, députée de Podemos, a quant à elle demandé des garanties pour les droits des travailleurs du Campo de gibraltar, et a appelé le ministre à soutenir les Espagnols participant à la flottille vers Gaza, tout en condamnant fermement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Enfin, Juan Carlos Ruiz Boix, maire socialiste de San Roque, a exprimé sa gratitude envers le président du gouvernement, Pedro Sánchez, et Albares pour avoir conclu un accord “positif” malgré les critiques virulentes du PP et de Vox.
Contexte et enjeux de la question de Gibraltar :
La question de Gibraltar, une péninsule située à l’extrémité sud de l’Espagne, est une source de tensions diplomatiques entre l’Espagne et le Royaume-Uni depuis plus de trois siècles. Cédée à la Grande-Bretagne en 1713 par le traité d’Utrecht, Gibraltar est revendiqué par l’Espagne, qui conteste la souveraineté britannique sur le territoire.
Le statut de Gibraltar est particulièrement complexe, car la population locale s’est prononcée massivement en faveur de rester britannique lors de référendums successifs. L’accord actuel vise à établir un cadre de coopération entre l’Espagne et le Royaume-Uni pour lever les obstacles à la circulation des personnes et des biens entre Gibraltar et l’espagne, tout en préservant les intérêts des populations locales des deux côtés de la frontière.
Les négociations sur Gibraltar sont souvent liées à des questions plus larges de politique étrangère et de relations bilatérales entre l’Espagne et le Royaume-Uni, et sont susceptibles de connaître de nouvelles évolutions dans les années à venir. La question de la souveraineté reste un point de friction majeur, et les futures discussions pourraient porter sur des solutions alternatives, telles que la souveraineté partagée ou une plus grande autonomie pour Gibraltar.
