TIVAP : deux études analysent les voies d’abord d’implantation

Des chercheurs de l’hôpital de Shanghai ont évalué les issues de sécurité pour l’implantation de chambres à cathéter implantables à travers trois voies veineuses. Parallèlement, une étude menée en Australie rurale entre 2019 et 2024 a comparé la chirurgie d’incision veineuse et la technique de Seldinger, mettant en lumière des évolutions de pratique.

Évaluation des voies d’abord pour les chambres à cathéter implantables en oncologie mammaire

L’utilisation de chambres à cathéter implantables, ou TIVAP, constitue un recours central pour les patients nécessitant des traitements intraveineux de longue durée, en particulier lors de chimiothérurgies pour le cancer du sein. Une étude a examiné les données cliniques de 475 patientes ayant reçu un dispositif de type TIVAP.

L’analyse a comparé trois voies d’abord distinctes pour l’implantation : la veine jugulaire interne pour 161 patientes, la veine sous-clavière pour 138 patientes et la veine axillaire pour 176 patientes. Les caractéristiques de base, les variables procédurales et les complications post-opératoires n’ont pas révélé de différences statistiquement significatives entre ces trois groupes de patientes.

L'étude de Shanghai évalue la thrombose avant le retrait

Sur l’ensemble des 475 patientes incluses dans l’étude de Shanghai, 234 ont achevé leur traitement anticancéreux au cours de la période d’observation et ont pu se soumettre à une évaluation en vue du retrait du cathéter. Cette étape a permis d’explorer la thrombose veineuse liée au cathéter à l’aide de tests des taux de D-dimères et d’une échographie vasculaire.

Évolution des techniques d’insertion dans un centre chirurgical régional en Australie

En parallèle, une étude observationnelle rétrospective menée à Goulburn Valley Health, une unité de chirurgie générale régionale en Australie, a analysé les épisodes d’insertion de TIVAP chez des patients adultes entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2024. L’évaluation a comparé l’incision veineuse ouverte et la technique de Seldinger.

Sur un total de 127 épisodes d’insertion analysés dans cette structure australienne, 42 interventions ont initialement eu recours à la voie ouverte, tandis que 85 procédures ont privilégié la technique de Seldinger. L’utilisation du guidage par ultrasons est restée minoritaire, mise en œuvre lors de sept épisodes de la technique de Seldinger, sans qu’aucune différence significative n’apparaisse dans les complications immédiates par rapport aux procédures non guidées.

Évolution chronologique et taux de révision des dispositifs en milieu hospitalier australien

Les données de Goulburn Valley Health mettent en évidence un changement marquant dans les pratiques chirurgicales au cours de la période de six ans couverte par l’étude. Entre 2019 et 2022, 57 des 58 insertions enregistrées, soit 98,3 %, ont eu recours à la technique de Seldinger. En revanche, la tendance s’est inversée entre 2023 et 2024, période durant laquelle l’incision ouverte a représenté 59,4 % des insertions.

Néanmoins, les auteurs notent que cette disparité est étroitement liée à la concentration des interventions par incision ouverte vers la fin de la période d’étude, ce qui nécessite des recherches multicentriques prospectives plus larges pour confirmer la portée indépendante de chaque technique.

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