L’ancien président Hassan Rouhani et d’autres figures politiques exigent une réduction des tensions avec Washington pour faire face à la pression économique et sortir de l’impasse diplomatique.
D’un côté, les responsables militaires et les tenants de la ligne dure érigent la résistance face à Washington et Israël en impératif de sécurité absolue. De l’autre, plusieurs figures centristes réclament d’urgence une inflexion stratégique pour sortir d’une impasse diplomatique prolongée.
Hassan Rouhani et les centristes réclament un apaisement avec Washington
L’ancien président Hassan Rouhani mène la fronde aux côtés de l’ancien maire de Téhéran Gholamhossein Karbaschi et de Hossein Marashi, secrétaire général du parti des Dirigeants de la construction. Parmi ces voix figurent d’anciens dirigeants et responsables de premier plan.
Toute concession risque d’être qualifiée de capitulation par les factions rivales, incitant les décideurs à reporter sans cesse des choix difficiles. Tous reconnaissent toutefois qu’un compromis avec les États-Unis demeure politiquement périlleux.

Hamid Aboutalebi pointe l’incapacité de Téhéran à convertir ses actions en gains politiques
Hamid Aboutalebi, ancien diplomate proche de Rouhani, l’a souligné auprès de Khabar Online : cette carence stratégique empêche Téhéran de convertir ses actions sur le terrain en gains politiques réels, réduisant le pays à réagir aux événements plutôt qu’à les façonner.
La population espère un allègement des sanctions et une stabilité économique, mais le gouvernement envoie des signaux contradictoires, oscillant entre menaces d’escalade et timides ouvertures aux négociations.
Tejarat-e Farda dénonce une diplomatie suspendue entre confrontation et dialogue
L’hebdomadaire économique Tejarat-e Farda qualifie cette hésitation de diplomatie suspendue, une posture où le pays ne choisit ni la confrontation ouverte ni le dialogue constructif.
Un compromis raté fournit des munitions aux partisans de la ligne dure, tandis qu’une escalade militaire accentue les difficultés économiques exploitées par leurs opposants. Les arbitrages en matière de politique étrangère pèsent directement sur l’équilibre des pouvoirs.
Quatre ans après, l’Iran fait face au coût de son immobilisme dans un conflit ouvert
Ce mécanisme pousse le pouvoir à reporter l’échéance, un attentisme que l’hebdomadaire qualifie de suspension de décision.
Quatre ans après les premières analyses sur l’enlisement de la politique nucléaire iranienne, les circonstances ont radicalement changé avec l’entrée dans un conflit ouvert contre les États-Unis. Quatre ans après, la question fondamentale reste de savoir si l’Iran peut continuer à agiter la menace d’une escalade tout en maintenant des signaux d’ouverture diplomatique, au risque de voir le coût de son immobilisme dépasser celui de la confrontation.
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