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Tensions géopolitiques : prudence et patience pour les investisseurs

Attendre que la poussière retombe avant de miser, conseille un expert face aux tensions géopolitiques

par [Votre Nom], nouvelles-du-monde.com

Les tensions géopolitiques croissantes et les fluctuations marquées des marchés mondiaux incitent les investisseurs à la prudence. Face à cette incertitude, il serait plus judicieux d’attendre quelques jours avant de prendre des positions agressives, selon Maulik Patel, d’Equirus Securities.

“Je recommanderais d’attendre quelques jours que la situation se stabilise,” a déclaré Patel à ET Now. Il souligne que la crise actuelle diffère de celles observées ces deux dernières décennies, se rapprochant davantage de la première guerre du Golfe en 1991, bien qu’elle ne soit pas encore d’une ampleur comparable au choc pétrolier de 1973, qui avait vu les prix du pétrole tripler.

Patel explique que, lors de la guerre du Golfe de 1991, les prix du pétrole avaient déjà doublé pendant les trois à quatre mois précédant le début des hostilités, en raison de l’anticipation d’une action militaire et du déploiement d’actifs militaires. Cependant, dès le début de la guerre, le marché a rapidement réévalué la situation, constatant que Saddam Hussein était en voie de perdre.

Il observe une tendance similaire sur les marchés pétroliers cette année, avec une hausse des prix dès janvier. “L’argent passif a déjà commencé à affluer vers le pétrole et les actions liées au pétrole,” note Patel, citant l’ETF XLE aux États-Unis, qui a progressé de près de 22 % depuis le début de l’année.

Bien qu’il s’attende à une résolution relativement rapide du conflit actuel, Patel met en garde contre la difficulté de prédire la durée des guerres, rappelant que les premières estimations concernant le conflit en Ukraine se sont avérées incorrectes.

Il rappelle que lors de l’escalade de la guerre en Ukraine en mars et avril 2022, le prix du pétrole avait atteint 120 à 130 dollars le baril. Cependant, les marchés se sont stabilisés avec le réacheminement du pétrole russe vers l’Asie, notamment la Chine et l’Inde, et l’augmentation de la production de l’OPEP, ramenant les prix à 60 dollars l’année dernière.

La situation actuelle est compliquée par la position stratégique de l’Iran, qui contrôle le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la demande mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). Patel souligne également les perturbations émergentes dans l’approvisionnement mondial en GNL, citant notamment la déclaration de force majeure du Qatar, qui représente 18 % de la capacité mondiale de liquéfaction.

Face à ces incertitudes, Patel conseille aux investisseurs d’attendre des signaux plus clairs avant d’adopter une attitude optimiste. Il suggère d’attendre de voir la situation se stabiliser, ou une diminution des attaques, avant de prendre des décisions d’investissement.

Au-delà des tensions géopolitiques, Patel aborde l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le secteur des services informatiques. Il estime que l’adoption de l’IA par les entreprises dépendra fortement des intégrateurs de systèmes tels que les entreprises informatiques indiennes. Il souligne que l’IA pour les entreprises nécessite une personnalisation approfondie, qui sera assurée par ces intégrateurs.

Il explique que la récente baisse des actions technologiques n’est pas due à des inquiétudes à court terme concernant les bénéfices, mais à l’incertitude quant à la rentabilité à long terme. Cependant, il prévoit que l’adoption de l’IA pourrait stimuler la demande de services technologiques à court terme. La question clé reste de savoir si les gains de productivité liés à l’IA entraîneront une pression à la baisse sur les prix à long terme.

Malgré ces incertitudes, Patel estime que la récente correction a rendu les valorisations dans le secteur plus raisonnables. Il note également la dépréciation de la roupie, qui pourrait attirer les acheteurs vers les actions technologiques.

Enfin, Patel conseille aux investisseurs de se concentrer sur les secteurs qui ont le plus corrigé en cas de détente des tensions géopolitiques, citant les entreprises énergétiques, les actions manufacturières à fort bêta, les métaux et le ciment. Il recommande cependant d’éviter certaines actions pharmaceutiques dépendant du marché américain des génériques et les actions FMCG en raison de l’absence de catalyseurs de croissance. Il met également en garde contre les valorisations élevées dans les secteurs des biens d’équipement et de la défense.

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