Le Pays de Galles est devenu la première fédération à retirer officiellement son soutien à la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA pour la période 2027-2031, suite à l’abandon d’un projet controversé visant à céder des parts commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Le retrait de la Fédération galloise et la fronde des confédérations
La fronde contre la gouvernance de Gianni Infantino s’accélère à l’échelle internationale. Cette prise de position fait suite à l’échec d’un plan stratégique de la FIFA visant à lever jusqu’à $4,2bn de dollars (environ £3,1bn de livres sterling) auprès d’investisseurs extérieurs.

Dans un communiqué cinglant, l’instance galloise n’a pas mâché ses mots concernant la direction actuelle de l’institution mondiale du ballon rond.
La Fédération galloise de football a déclaré dans son communiqué officiel que les récents manquements en matière de bonne gouvernance, de processus, de leadership, de valeurs, de gestion des parties prenantes, de communication et de jugement éclairé les avaient conduits à une situation où M. Infantino avait perdu la confiance pour rester à la tête du football mondial.
L’instance a ajouté que le fait de ne pas faire passer l’intérêt du football avant tout constituait un échec inacceptable, marquant une rupture nette avec l’unanimité apparente qui entourait le président sortant depuis son arrivée en fonction en 2016.
L’échec du projet commercial FIFA Forward Enterprise et la réaction de l’UEFA
La crise ouverte au sein du football mondial trouve son origine dans un projet d’envergure baptisé FIFA Forward Enterprise (FFE). Par cette manœuvre, la fédération internationale envisageait de céder une participation minoritaire d’environ 20 percent dans une nouvelle structure commerciale chargée de gérer les événements phares, dont la Coupe du monde.

Face à l’opposition farouche des confédérations continentales, et notamment de l’UEFA qui a menacé de boycotter les tournois internationaux, Gianni Infantino a été contraint de jeter l’éponge au petit matin d’un samedi.
L’UEFA a vivement condamné la méthode, qualifiant l’initiative de projet miteux, opaque et fomenté en coulisse par des individus de facettes diverses et de dubious bénéfice pour le jeu.
Les répercussions politiques et les alliances en suspens
Alors que la fédération anglaise (FA) s’apprête à emboîter le pas au Pays de Galles selon la presse spécialisée, la carte des soutiens se fragmente à travers le globe. D’autres fédérations européennes, à l’instar de la KNVB aux Pays-Bas, ont ouvertement exprimé une rupture totale de confiance. Bernd Neuendorf, président de la Fédération allemande de football (DFB), a quant à lui exigé une enquête approfondie sur la genèse de ce projet, pointant du doigt une démarche unilatérale et irresponsable de la part de la présidence.
À l’inverse, Gianni Infantino conserve de solides relais en dehors de l’Europe. Des rapports d’actualité confirment que des pays comme le Qatar, le Liban, le Koweït et Sri Lanka ont réitéré leur appui à sa gouvernance. Les confédérations d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud restent globalement partagées, tandis que l’échéance du dépôt des candidatures pour le congrès de mars prochain à Rabat se rapproche, fixée au 18 novembre.
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