Quatre employés d’un foyer d’accueil à Habikino, dans la préfecture d’Osaka, ont été visés par des mesures administratives le 24 septembre 2026 après avoir soumis des résidents atteints de démence à des brimades et à des actes de maltraitance physique, notamment des techniques de lutte.
Des sanctions administratives frappent le foyer d’Habikino après des signalements
La ville d’Habikino a prononcé des mesures administratives à l’encontre de l’établissement le 24 septembre 2026, en vertu de la loi sur la prévention de la maltraitance des personnes âgées. L’enquête municipale a établi que quatre employés du foyer pour personnes âgées atteintes de démence avaient infligé des sévices à quatre résidents au moins.
Les faits se déroulaient au sein de la structure située dans la préfecture d’Osaka. Selon les constatations des services municipaux, les agissements fautifs duraient depuis environ deux ans. L’affaire a éclaté au grand jour après qu’un signalement interne a été transmis à la direction au début du mois de septembre.
La structure concernée, dénommée « Miyabi », accueille des résidents au sein d’un bâtiment de quatre étages, les actes répréhensibles s’étant concentrés au troisième niveau où résident neuf personnes.
Le responsable de l’étage a été identifié par les autorités comme l’élément moteur de ces agissements répréhensibles. La municipalité a également transmis l’ensemble des éléments recueillis au commissariat de police d’Habikino afin qu’une enquête judiciaire soit menée parallèlement au volet administratif.

Des techniques de lutte et des brimades infligées aux résidents du troisième étage
Un résident de 70 ans a notamment subi des prises comparables à un « headlock », consistant à enserrer et serrer la tête avec le bras, ou encore des torsions de poignets et des immobilisations de type clé de bras.
D’autres résidents ont fait l’objet de traitements avilissants. Une résidente octogénaire a été contrainte de porter des costumes de pom-pom girl ou de baladin, tandis que le personnel se moquait de son apparence. Des attouchements au niveau de la poitrine de cette même résidente ont également été recensés par les enquêteurs municipaux.
La maltraitance physique comprend des gestes tels que des applications de techniques de lutte, des torsions de poignets, des immobilisations ou le fait de saisir le cou pour contraindre à la marche.

D’autres témoignages recueillis auprès du voisinage ont fait part de la surprise générale face à ces révélations, certains riverains soulignant l’apparente bienveillance observée par le passé lors des promenades accompagnées des pensionnaires.
Les explications du personnel mis en cause et la réaction de la direction
Interrogés par les représentants de la municipalité, les membres du personnel impliqués ont reconnu les faits tout en tentant de les minimiser. Ils ont affirmé que leurs agissements constituaient « une marque de proximité et un jeu partagé » avec les résidents, invoquant des relations qu’ils jugeaient amicales.
Le principal responsable de ces actes, un employé de sexe masculin qui encadrait l’étage où vivaient neuf résidents, a quitté ses fonctions de lui-même à la fin du mois de septembre. La direction étudie actuellement les mesures à prendre à l’encontre des trois autres salariés impliqués dans le dispositif de maltraitance.
L’établissement est géré par la structure sociale Fukufukukai. Son dirigeant a présenté ses excuses aux familles et aux résidents, qualifiant les actes commis d’« intolérables ». La ville a également saisi le commissariat de police d’Habikino pour engager les suites judiciaires nécessaires.
L’organisme gestionnaire a indiqué vouloir instaurer des mutations de personnel régulières pour briser l’isolement relationnel au sein de ses équipes. La municipalité, par la voix de ses départements compétents, exige une refonte totale des protocoles de prise en charge et de surveillance au sein de l’établissement.
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