Selon les données de l’ONU, l’utilisation de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) a chuté de 38 % entre 2024 et 2025. Ces coupes budgétaires massives, combinées à des lois répressives, menacent de provoquer une résurgence de l’épidémie mondiale de VIH et de réduire à néant des décennies de progrès sanitaires.
L’effondrement des services de prévention et de dépistage

L’impact des coupes budgétaires et de la pression politique

Winnie Byanyima, directrice de l’ONUSIDA« C’est la plus grande perturbation depuis la mise en place de la réponse mondiale au VIH et cela représente une menace majeure pour les progrès que nous avons accomplis. »
Lois répressives et disparition des organisations communautaires
- Une réduction de 85 % des services destinés aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
- Une réduction de 82 % des services pour les travailleurs du sexe.
Lenacapavir : un espoir médical face au déclin des financements
Malgré ce contexte alarmant, la médecine offre une opportunité de rupture. Le lenacapavir, un médicament injectable administré deux fois par an, pourrait transformer la prévention. Cependant, l’efficacité de cet outil dépendra de sa capacité à être déployé à grande échelle, ce qui semble compromis par le manque de ressources. Winnie Byanyima avertit que l’absence de détection précoce pourrait aggraver la mortalité :Winnie Byanyima, directrice de l’ONUSIDA L’enjeu est de taille. L’année dernière a enregistré 570 000 décès liés au sida et 1,2 million de nouvelles infections. Sans un engagement financier et politique renouvelé pour « infléchir la courbe », les experts craignent une remontée inévitable des nouvelles infections et de la mortalité liée au VIH. Consultez votre professionnel de santé pour toute question relative à la prévention et au traitement du VIH.« Peut-être que davantage de personnes mourront parce qu’elles ne demandent pas de traitement assez tôt ou qu’elles ne commencent pas le traitement assez tôt. »
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