Indonésie : Un responsable s’oppose à l’utilisation des fonds publics pour renflouer le train à grande vitesse Whoosh
Jakarta, Indonésie – Une controverse éclate en Indonésie concernant la gestion de la dette du train à grande vitesse Whoosh, inauguré récemment. Purbaya, un haut responsable, s’est publiquement opposé à l’idée que le budget de l’État (APBN) soit utilisé pour couvrir les dettes de l’entreprise ferroviaire.
Purbaya estime qu’il serait injuste de solliciter l’APBN, soulignant que les dividendes des entreprises d’État, qui pourraient contribuer à rembourser ces dettes, sont actuellement gérés par Danantara, la société mère de Whoosh. Il plaide pour une séparation claire entre le secteur privé et le gouvernement, suggérant que si le secteur privé est à l’aise avec la situation, le gouvernement ne devrait pas être contraint d’intervenir.
Cette opposition intervient alors que Danantara explore plusieurs options pour gérer la dette de Whoosh. Parmi celles-ci, le transfert de l’infrastructure du PT KCIC (la société exploitant le train) au gouvernement, ce qui transformerait KCIC en un simple opérateur “asset-light”. Cette solution, cependant, impliquerait de transférer le fardeau de la dette sur l’APBN.
Une autre option envisagée est un nouvel investissement en capital dans PT Kereta Api Indonesia (KAI), l’entreprise ferroviaire nationale, afin de renforcer son indépendance financière et de mieux gérer les charges d’intérêt et les obligations de paiement.
Purbaya a également révélé qu’il n’avait pas été consulté par la direction de Danantara concernant la demande de l’APBN pour gérer la dette de Whoosh, soulignant un manque de transparence dans le processus de décision.
Contexte et enjeux :
Le projet Whoosh, reliant Jakarta à Bandung, a été salué comme un symbole de progrès et de modernisation pour l’Indonésie.Cependant, le financement du projet, en partie assuré par des prêts, a suscité des inquiétudes quant à sa viabilité financière. La question de savoir qui doit assumer la responsabilité du remboursement de la dette est devenue un point de friction majeur, mettant en lumière les défis liés aux partenariats public-privé dans les infrastructures à grande échelle.
Cette situation soulève des questions plus larges sur la gestion des dettes des entreprises d’État en Indonésie et sur la nécessité d’une plus grande transparence et d’une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes. L’issue de cette controverse aura des implications significatives pour l’avenir des projets d’infrastructure en Indonésie et pour la confiance des investisseurs.
