Les co-convocateurs de la Cockroach Janata Party, Sourav Das et Ashutosh Ranka, ont été libérés de la prison de Tihar après huit jours de détention. Cette libération fait suite à une décision du tribunal du magistrat exécutif spécial de Mandir Marg, rendue le 21 octobre 2026, après un examen de leur cautionnement.
Sortie de prison après huit jours
Les militants de la Cockroach Janata Party, Sourav Das et Ashutosh Ranka, ont recouvré la liberté le 21 octobre 2026 après avoir passé huit jours en détention provisoire à la prison de Tihar, selon les informations rapportées par AajTak.
La police de Delhi avait sollicité une prolongation de trois jours de leur incarcération. Le tribunal du magistrat exécutif spécial (SEM) a rejeté cette demande.
I can understand the desperate motive to extend the custody of Ashutosh and Saurav. This is a dangerous virus being used on a daily basis to attack democracy. Stop torturing the boys and girls of Gen Z. Those in power today, will not be in power tomorrow. From Kolkata to Delhi to…
La décision est intervenue au terme d’une audience d’environ une heure et demie.
Le tribunal a examiné et accepté les garanties présentées, assorties d’un engagement écrit et d’une déclaration sous serment de la part des deux dirigeants, d’après les précisions publiées par Dainik Jagran.
L’arrestation initiale des deux hommes remonte au 13 octobre 2026. Ce jour-là, Sourav Das et Ashutosh Ranka s’étaient rendus sur le site de Jantar Mantar en compagnie de huit à dix sympathisants de la formation politique, brandissant un drapeau national.

Cette initiative intervenait au lendemain d’une décision gouvernementale interdisant les manifestations à cet endroit précis. Les forces de l’ordre les avaient alors interpellés pour violation des règles de maintien de l’ordre public avant de les placer en détention.
La Haute Cour examine le dossier
Avant d’obtenir gain de cause auprès du magistrat exécutif, les conseils juridiques des deux activistes avaient saisi la Haute Cour de Delhi pour contester les ordonnances de placement en détention provisoire prononcées les 14 et 19 octobre. L’audience, présidée par le juge Subramonium Prasad, a donné lieu à des observations sévères de la part de la juridiction, ainsi que l’a documenté ThePrint Hindi.
Le magistrat s’est interrogé sur la stratégie procédurale adoptée par les requérants. Des voies de recours ordinaires existaient au niveau des juridictions inférieures avant de solliciter l’intervention directe de la Haute Cour.
Au cours des échanges, lorsque l’avocat a indiqué que Sourav Das était âgé de 27 ans et Ashutosh Ranka de 31 ans, le juge a formulé une remarque sur l’appellation générationnelle des intéressés, constatant qu’ils ne faisaient pas partie de la génération Z.

Le tribunal a également insisté sur la nature changeante des revendications du groupe et sur l’impact de leur présence sur des périmètres soumis à des restrictions d’accès.
Quand vous franchissez les barricades, il y a un risque très élevé que dix ou vingt autres personnes fassent de même en violation de l’article 163 du BNSS.
Juge Subramonium Prasad, Haute Cour de Delhi, via ThePrint Hindi
La Cour a interrogé à plusieurs reprises la défense sur l’opportunité de maintenir la saisine alors qu’une audience était précisément fixée le même jour devant l’instance du magistrat exécutif.
La défense a choisi de retirer sa requête déposée devant la Haute Cour.
Cette décision a ouvert la voie à l’issue favorable obtenue l’après-midi même.
Réactions politiques et charges retenues
Abhijit Dipke, fondateur de la Cockroach Janata Party, a diffusé des messages vidéo pour critiquer vertement les mesures de détention prises à l’encontre de ses collaborateurs, tout en affirmant que les actions menées s’inscrivaient dans une démarche de type gandhienne, selon les précisions de Navbharat Times.

L’ancienne cheffe du gouvernement du Bengale occidental, Mamata Banerjee, a également pris position sur les réseaux sociaux. Elle a qualifié la prolongation de la détention des deux hommes d’actes relevant de la répression parrainée par l’appareil d’État et exigé leur libération immédiate, d’après les rapports d’Amar Ujala.
Sur le plan pénal, les charges articulées par la police s’appuient sur plusieurs dispositions du code. Le poste de police de Connaught Place a enregistré des poursuites visant le non-respect des arrêtés officiels et l’intrusion non autorisée, tandis que le commissariat de Parliament Street a instruit un dossier distinct concernant des entraves à l’action d’agents publics en service, ainsi que le détaille AajTak.
Malgré ces procédures connexes, la levée de l’écrou prononcée par le magistrat exécutif spécial le 21 octobre 2026 permet aux deux co-convocateurs de retrouver la liberté.
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