Sahara Occidental : Washington ouvre la porte à des alternatives au plan d’autonomie marocain – Mise à jour
New York – Le conseiller du président américain pour le Sahara Occidental, Massad Boulos, a déclaré que la résolution récente du Conseil de sécurité des Nations Unies ne préjuge pas de la solution finale au conflit, laissant la porte ouverte à d’autres propositions que le plan d’autonomie marocain. Cette déclaration, faite à la presse, intervient après l’adoption de la résolution 2770, qui a renouvelé le mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental).
boulos a souligné que la résolution onusienne n’impose pas une solution unique, mais encourage les parties prenantes – le Front Polisario et le Maroc – à explorer toutes les voies possibles vers un règlement politique juste et durable. Il a salué la position du Front Polisario, la qualifiant de “non négative” tout en reconnaissant ses réserves légitimes.
L’Algérie, qui soutient le Front Polisario, s’est abstenue de voter sur la résolution en raison de désaccords concernant son préambule, un point que Boulos a jugé crucial. Selon lui, si ce problème avait été résolu, la résolution aurait pu obtenir le soutien unanime des 15 membres du Conseil de sécurité.
Bien que la résolution diffère légèrement de la position officielle des États-Unis, notamment celle de l’administration Trump qui avait reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental, Washington encourage activement le dialog entre les deux parties.
Contexte et perspectives :
Le Sahara Occidental est un territoire contesté depuis le départ des colonisateurs espagnols en 1975. Le Maroc revendique la souveraineté sur l’ensemble du territoire, tandis que le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, réclame l’autodétermination du peuple sahraoui.
La MINURSO, déployée en 1991, avait initialement pour mandat d’organiser un référendum d’autodétermination, mais ce dernier n’a jamais eu lieu en raison de désaccords sur les critères d’éligibilité des votants.
La question de l’autodétermination reste au cœur du conflit. Boulos a précisé que cette question relève des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, soulignant que les détails de toute éventuelle consultation devront être convenus par les parties concernées.
cette déclaration américaine marque un changement de ton subtil, signalant une volonté de ne pas s’enfermer dans une solution unique et d’encourager une approche plus flexible pour résoudre ce conflit de longue date. L’avenir du Sahara Occidental dépendra de la capacité des parties à s’engager dans un dialogue constructif et à trouver un terrain d’entente acceptable pour tous.
