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Réparer ne suffit pas. De quoi a besoin Figliuolo pour faire une percée. Aussi vert

Réparer ne suffit pas.  De quoi a besoin Figliuolo pour faire une percée.  Aussi vert

2023-07-22 07:20:00

Il existe un fil conducteur entre la nomination du commissaire aux inondations en Romagne et la controverse sur la nouvelle loi européenne pour la restauration de la nature. Commençons par l’Europe. Depuis plusieurs années, la Commission et le Parlement européens tentent de définir l’avenir économique du continent. La loi de la nature n’est que la dernière d’une série d’interventions, dont la plus significative est le Green Deal : grâce aux fonds NextGenEU, il a mis à disposition d’énormes ressources pour encourager la transition vers une économie à faible émission de carbone (c’est à partir de ces ressources que le PNRR est financé en Italie.). Le financement européen n’est pas un cadeau. Ils accompagnent des règles et des attentes qui servent à pousser les économies des États membres vers un avenir bien précis. Les polémiques portent souvent sur le coût que ce paquet fait peser sur l’économie, ou sur les idéologies qui motivent le soutien ou l’opposition à cette transition – éviter un destin catastrophique, comme le disent certains, ou imposer des valeurs particulières à chacun, comme d’autres s’en plaignent. En réalité, ces controverses sont une distraction. La transition est un train en marche depuis plusieurs années. La Chine s’est déclarée “civilisation écologique” en 2012, non pas à cause d’un feu sacré écologiste mais parce que, en tant que pays pauvre en pétrole et à vocation manufacturière guidée par des intérêts géopolitiques quasi mondiaux, elle a compris qu’être un leader dans les technologies renouvelables apporte d’immenses avantages, qu’elle continue ou non à utiliser le charbon pour la production d’électricité à court terme. Après des années de paresse et d’inactivité sur ces questions, les États-Unis se sont retrouvés déterminés à dissocier leur économie de celle de la Chine et sont arrivés à des conclusions similaires : l’administration Biden a ramené à la maison la loi sur la réduction de l’inflation, libérant une quantité sans précédent de ressources fédérales pour décarboniser l’industrie et les transports du pays et pour protéger le territoire du changement climatique. Ce contexte est important. Nous sommes confrontés à une période sans précédent au cours de laquelle les gouvernements les plus puissants du monde ont décidé de financer les politiques industrielles les plus agressives de l’histoire. C’est déjà en train de se produire. Résister comme si la transition n’était qu’une habitude idéologique reviendrait à insister pour vouloir se déplacer en buggy alors que tout le monde a acheté une voiture. On peut être nostalgique du passé, en colère contre les coûts inévitables qu’impose la transition, mais aucun de ces sentiments ne changera les faits. Le problème est que la rhétorique en Europe a toujours devancé la pratique. Désormais, le continent tente de se mettre à l’abri, poussant l’accélérateur tout en gérant une guerre à sa frontière et une croissance ralentie par l’inflation. Dans la hâte, l’impératif stratégique existentiel, c’est-à-dire préparer l’économie du continent à l’avenir industriel qui se profile à l’horizon, risque de se heurter à la perception que les décisions ont été peu partagées entre les États membres comme l’Italie, qui les subissent au lieu de les façonner. Ce n’est pas un hasard si, dans un récent discours publié plus tard dans ce journal, le président Draghi a mis l’accent sur la réponse européenne au changement climatique. C’est un archétype de la façon dont le manque d’unité politique empêche une conduite pleinement stratégique. Sur le front environnemental, comme sur le front monétaire, l’Europe souffre d’une incomplétude politique pathologique, d’où découle alors la résistance des Etats membres. Cela ne signifie pas que rien n’a été fait pour la durabilité en Italie. Loin de là. Nous sommes des leaders européens et, dans certains cas, mondiaux dans les technologies et les solutions qui serviront l’économie de demain. Mais compte tenu de l’esprit de clocher et de la fragmentation typiques de la société italienne, il est impensable de transformer son économie sans fournir à la population, aux autorités et aux milliers de petites entreprises qui forment le tissu social du pays les outils pour décliner cette transition dans leur réalité locale. L’Italie a besoin d’archétypes indigènes qui démontrent ce que signifie concrètement transformer notre territoire. Et c’est ici que le général Figliuolo joue un rôle fondamental. La Romagne est face à un carrefour. D’une part, il y a la reconstruction de ce qui était, pour ainsi dire, pour remettre sur les rails une économie qui n’avait pas encore pleinement fait face aux défis à venir. Cette voie suppose que l’avenir de la Romagne est son passé, que l’agriculture ne sera pas fondamentalement différente de ce que nous avions, que la gestion forestière continuera comme elle l’était, que la valeur ajoutée vient du tourisme et que la vie des jeunes Romagnols sera indiscernable de celle de leurs pères : une île de poussettes dans un monde de voitures. Mais l’autre route, au carrefour, mène dans une autre direction. C’est une option que les Romagnols peuvent exercer pour profiter de la catastrophe, pourtant inévitablement douloureux, et corriger le tir, en s’interrogeant sur l’avenir qui fait sens, et sur la manière de concilier le territoire et son patrimoine naturel avec une économie moderne et productive. C’est après tout la voie que l’Europe essaie maladroitement d’encourager. Lorsque le général rencontrera les opérateurs économiques, les représentants politiques et les membres de la société civile de la Romagne, il aura l’occasion d’animer une conversation importante : si nous acceptions d’imaginer un avenir différent pour la région, que voudrions-nous construire pour la préparer à affronter les défis d’un monde en mutation ? La résistance à la pression européenne est compréhensible, mais elle risque d’être une excuse pour ne pas répondre à cette question que, tôt ou tard, tout le pays devra se poser.

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