Nouvelle-Zélande : Pas de désignation du Corps des Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste pour l’instant
Wellington, Nouvelle-Zélande – La Nouvelle-Zélande ne suivra pas immédiatement l’Australie dans la désignation du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste, malgré les condamnations internationales croissantes concernant les activités de l’Iran et de ses mandataires au Moyen-Orient.
Un porte-parole du Premier ministre a déclaré que la décision de désigner ou non une entité comme terroriste est une question “complexe” qui nécessite une évaluation approfondie des implications en matière de politique étrangère, de sécurité et de droit.
La Nouvelle-Zélande avait déjà écarté la possibilité de désigner le CGRI, invoquant son statut d’organisation gouvernementale.Le gouvernement Luxon privilégie actuellement l’utilisation d’autres mesures pour répondre aux actions de l’Iran,notamment des sanctions ciblées,des interdictions de voyage et une pression diplomatique accrue.
Le ministre des Affaires étrangères, Winston Peters, a réaffirmé mardi la condamnation sans équivoque de la Nouvelle-Zélande des actions de l’Iran, y compris son soutien aux groupes mandataires à Gaza, en mer Rouge et dans d’autres régions du Moyen-orient. Il a qualifié les attaques parrainées par l’État visant à déstabiliser la région d'”inacceptables”.
Contexte : Le CGRI et la désignation terroriste
Le corps des Gardiens de la Révolution islamique est une branche des forces armées iraniennes, responsable de la sécurité du régime et de la projection de son influence régionale. Il est accusé de soutenir des groupes militants et de mener des opérations déstabilisatrices dans plusieurs pays.
La désignation d’une organisation comme terroriste a des conséquences importantes, notamment le gel de ses avoirs, l’interdiction de ses activités et des sanctions pénales pour ceux qui la soutiennent. L’Australie a récemment désigné le CGRI en raison de son rôle dans les attaques contre des navires commerciaux en mer Rouge et de son soutien à des groupes terroristes.
La décision de la Nouvelle-Zélande de ne pas suivre immédiatement le pas souligne la complexité des relations diplomatiques et les considérations stratégiques impliquées dans la lutte contre le terrorisme et la déstabilisation régionale. Le gouvernement néo-zélandais continue d’évaluer la situation et d’explorer toutes les options disponibles pour répondre aux défis posés par l’Iran.
