Pluton : New Horizons révèle des volcans de glace géants

Des images capturées par la mission New Horizons de la NASA révèlent d’immenses volcans de glace sur Pluton, remettant en question ce que les astronomes savaient de la géologie et de la chaleur interne de ce planète naine.

Pendant de longues décennies, les confins du système solaire ont été perçus comme des cimetières planétaires figés dans un froid perpétuel. Plutón incarnait à la perfection cet archéotype, relégué au rang de planète naine en 2006 par l’Union Astronomique Internationale, située aux marges glacées de notre voisinage cosmique au sein de la ceinture de Kuiper. Les astronomes supposaient alors qu’aucun objet situé au-delà de Neptune ne conservait d’histoire thermique ou géologique active.

La donne a changé lorsque la sonde New Horizons a survolé le système de Pluton en juillet 2015. L’analyse des données visuelles transmises à la Terre a révélé un paysage de montagnes, de vallées, de glaciers et de cratères, sous une température moyenne de 387 degrés Fahrenheit sous zéro (232 degrés Celsius sous zéro) où se dessinent des ciels bleus et de la neige rouge.

Une région de dômes géants et de cryovulcanisme

Un examen photographique approfondi a mis en lumière une zone accidentée située au sud-ouest de la plaine glacée Sputnik Planitia, qui recouvre une ancienne cuenca d’impact mesurant 1.000 kilomètres de large. C’est dans ce secteur que se concentrent de grandes cúpules volcaniques formées en majeure partie de glace d’eau.

Pluton : New Horizons révèle des volcans de glace géants
Photo: Okdiario

Les structures les plus imposantes portent les noms de Wright Mons et de Piccard Mons. Le premier atteint une hauteur comprise entre 4 et 5 kilomètres pour une extension de 150 kilomètres, tandis que le second culmine à 7 kilomètres de hauteur et s’étale sur 225 kilomètres de largeur. Selon les analyses, le volume de Wright Mons s’avère comparable à celui du Mauna Loa à Hawaï, l’un des plus grands volcans de notre planète.

Ce phénomène, le cryovulcanisme, se distingue nettement du volcanisme terrestre classique. Le combustible de ces reliefs ne provient pas de roches en fusion, mais d’un mélange visqueux comparable à une pasta de dents ou à une boue glacée constituée d’eau, d’ammoniac, de méthanol et de composés d’azote, propulsée depuis les profondeurs du corps céleste.

L’énigme de la chaleur interne et de l’activité récente

La morphologie de ces montagnes de glace déroute les planétologues. Contrairement aux édifices coniques de la Terre, ces reliefs possèdent des laderas rugueuses, sont parcourus de fractures tectoniques et manquent totalement de calderas sommitales classiques. De plus, la rareté notable des cratères d’impact sur leurs flancs indique que ces structures se sont formées entre 100 et 200 millions d’années, démontrant une activité géologique bien plus tardive que prévu.

Plutón tiene enormes volcanes de hielo que podrían indicar la posibilidad de vida
Photo: wral.com

Pour expliquer l’origine de cette énergie thermique dans un corps aussi exigu que Plutón — qui aurait dû dissiper sa chaleur initiale peu après sa formation —, les chercheurs pointent vers la lente désintégration d’éléments radioactifs logés au sein du noyau rocheux profond. Cette source d’énergie, combinée à une possible couche subsuperficiaire de boue ou d’eau liquide, aurait permis à ces volcans de glace de fonctionner en múltiples episodios au cours de l’histoire géologique récente du corps planétaire.

Le secret caché sous la glace de Pluton… enfin révélé 🌌La NASA n’avait PAS prévue ça😳🪐

À lire aussi

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.