Le monde végétal pourrait continuer à prospérer bien plus longtemps que prévu, selon de nouvelles projections scientifiques. D’après une étude parue dans le presse-citron.net, les dernières plantes de la planète pourraient s’éteindre d’ici environ 1,87 milliard d’années. Cette échéance lointaine s’explique par l’intensification progressive de l’activité solaire, le Soleil devant briller environ 20 % plus fort qu’à l’époque actuelle d’ici cette période.
Une simulation climatique projette la survie des plantes terrestres pour près de deux milliards d’années
Menée par deux chercheurs du Blue Marble Space, un institut de recherche indépendant basé à Seattle — l’astrobiologiste Jacob Haqq-Misra et le climatologue planétaire Eric Wolf —, la recherche détaille la manière dont la biosphère végétale pourrait s’éteindre. Pour parvenir à ces résultats, les auteurs ont employé des modèles climatiques tridimensionnels simulant l’évolution du climat terrestre sur les deux prochains millénaires, tout en écartant les émissions de dioxyde de carbone liées aux activités humaines.
Deux scénarios distincts vers l’extinction végétale
Les travaux dressent deux trajectoires principales pour expliquer la fin du règne végétal sur Terre, basées sur le cycle biogéochimique des carbonates et des silicates :

- Le scénario d’une érosion forte : La concentration en dioxyde de carbone diminue progressivement en raison de l’érosion naturelle des roches au contact de la pluie et de l’air. Privées de ce gaz indispensable à la photosynthèse, les plantes finissent par « mourir de faim » dans environ 1,84 milliard d’années.
- Le scénario d’une érosion faible : Le taux de CO₂ reste stable, mais la température globale de la planète augmente continuellement sous l’effet du rayonnement solaire. Lorsque la température moyenne de surface atteint près de 65 °C, aucune plante terrestre ne peut survivre, fixant la limite maximale à environ 1,87 milliard d’années.
Les conclusions indiquent que cette seconde option accorde un sursis d’environ trente millions d’années par rapport au premier cas de figure. Ce constat se révèle plus optimiste que de nombreuses analyses antérieures, suggérant que les organismes photosynthétiques pourraient subsister jusqu’au moment où la Terre commencera à perdre ses océans, comme le relaye Trueua.
Des limites méthodologiques et des perspectives d’adaptation
Malgré la précision de ces modélisations, les auteurs soulignent que leurs calculs reposent sur une hypothèse restrictive : les simulations n’intègrent ni l’évolution future des espèces végétales par sélection naturelle, ni les innovations technologiques potentielles. À aucun moment les chercheurs n’ont introduit la capacité des plantes à développer des mécanismes d’adaptation physiologiques face au stress thermique ou à une luminosité accrue.

Dans un avenir lointain, les végétaux pourraient ainsi coloniser les couches supérieures de l’atmosphère ou s’adapter à de nouvelles conditions. De surcroît, des solutions de géo-ingénierie — allant de la diffusion d’aérosols réfléchissants pour bloquer une fraction de la lumière solaire à des interventions orbitales ou planétaires — pourraient théoriquement influencer cette chronologie. Les scientifiques rappellent ainsi que la vie sur Terre fait preuve d’une résilience remarquable, et que les limites actuelles reflètent l’état de la biosphère observée de nos jours plutôt qu’une barrière absolue pour son avenir.
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