La Commission de l’Union africaine a affirmé le 4 octobre 2026 que sa déclaration récente ne visait aucun État en particulier. Cette mise au point intervient après des critiques formulées par Le Caire concernant des tensions régionales et des expulsions de diplomates entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte.
La Commission de l’Union africaine a assuré dimanche 4 octobre 2026 que son intervention du 1er octobre dernier ne visait aucun État. Cette précision répond aux critiques de l’Égypte.
Selon la CUA, sa prise de parole constituait simplement un appel à la désescalade. Cet appel fait suite à la rupture des relations diplomatiques entre l’Éthiopie et l’Érythrée, marquée par l’expulsion réciproque de diplomates dans trois capitales. L’institution a réaffirmé son attachement strict au respect de la souveraineté, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale des États, tout en rappelant son opposition à toute ingérence dans les affaires intérieures.
L’Union africaine défend son mandat de paix
La Commission a rappelé que son appel à la retenue et au maintien des canaux de communication relève directement de sa responsabilité institutionnelle. Cette mission s’appuie sur l’Acte constitutif de l’UA ainsi que sur les statuts de la Commission elle-même. L’objectif principal de cette démarche était de prévenir tout malentendu ou tout élargissement des tensions régionales susceptible de menacer la stabilité de la région.
Dans son communiqué, la CUA a indiqué que ses positions s’inscrivent exclusivement dans le cadre de son mandat de soutien à la paix, à la sécurité et à la stabilité sur le continent africain. Elle insiste sur le fait que ses déclarations ne concernent en aucun cas les évolutions internes d’un État membre et réaffirme son engagement résolu en faveur de solutions politiques plutôt que militaires pour résoudre les différends.
L’Égypte rejette toute implication dans la crise
Un responsable égyptien, cité par l’agence de presse officielle MENA, a fait part de sa grande surprise
face à la déclaration initiale de l’organisation.
Le responsable a qualifié cette intervention de tentative incompréhensible
visant à impliquer l’Égypte dans une affaire strictement interne à l’Éthiopie. Il a réitéré la position du Caire en affirmant que la crise en Éthiopie constitue une affaire interne
et que l’Égypte n’entretient aucun lien
avec celle-ci.
Le Caire qualifié de partenaire clé
Malgré ces divergences de vues et les tensions nées des expulsions réciproques de diplomates entre Le Caire et Addis-Abeba, la Commission de l’Union africaine a tenu à soigner ses liens diplomatiques avec l’État nord-africain.
La CUA a ainsi tenu à préciser qu’elle accorde une importance toute particulière à sa relation avec l’Égypte, qu’elle qualifie à la fois d’État membre fondateur de l’organisation et de partenaire clé
pour la paix, l’intégration et le développement sur l’ensemble du continent. L’organisation a déclaré le 4 octobre 2026 qu’elle reste disposée à apporter son soutien au dialogue et au règlement pacifique des différends en concertation avec tous les pays concernés.
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