Philippe Decouflé met en scène la pièce « La Fin des temps »

Philippe Decouflé adapte « La Fin des temps », le roman de Haruki Murakami, dans une production mêlant théâtre, danse et musique au Théâtre du Châtelet, du 16 au 21 octobre 2026. Cette création, initiée par la productrice japonaise Miyako Kanamori, explore deux mondes parallèles à travers un spectacle en japonais surtitré en français et anglais.

Le chorégraphe Philippe Decouflé met en scène « La Fin des temps », le roman de Haruki Murakami, dans une production qui s’inspire de l’univers onirique et labyrinthique de l’écrivain japonais. La pièce, créée en janvier 2026 à Tokyo, arrive à Paris après des représentations à Londres, notamment au Barbican du 8 au 11 octobre. Elle est présentée au Théâtre du Châtelet du 16 au 21 octobre, en japonais avec surtitres en français et anglais, et dure 2h30 avec entracte.

Un univers onirique et dystopique

« La Fin des temps » raconte l’histoire d’un homme qui tente de vivre après la perte de son grand amour, en naviguant entre deux mondes parallèles. L’un est un Tokyo futuriste, souterrain et inquiétant, l’autre un espace onirique où les frontières de la mémoire et du rêve se brouillent. Le spectacle, conçu par Decouflé, utilise la danse, le théâtre et la musique pour transposer cette structure narrative complexe, avec des références à la comédie musicale et au Kabuki.

Le chorégraphe a déclaré s’être « découragé à la première lecture du roman », mais a été convaincu par la productrice japonaise Miyako Kanamori, qui lui a demandé de « faire danser les licornes et les ténébrides ». La pièce répartit le personnage principal entre plusieurs incarnations, notamment son ombre, pour refléter la fragmentation du récit. Le casting inclut des acteurs et danseurs japonais, dont Tatsuya Fujiwara, Misato Morita et Shuntaro Miyao.

Une collaboration internationale

La production a été créée à Tokyo en janvier 2026 avant de tourner à l’international. Le spectacle a été présenté au Théâtre du Châtelet après une série de représentations à Londres, où Kiita Komagine et Misato Morita ont participé à l’événement du 8 octobre. La distribution, qui compte neuf comédiens et dix danseurs, a été décrite par Decouflé évoquant « vingt artistes sur scène mais au moins cinquante personnes en coulisses pour rendre possible chaque représentation ».

Le chorégraphe a également rappelé sa relation avec le Japon, où il a déjà créé des productions comme « Dora » à Tokyo en 1996, puis « My Name is Shingo ».

Un spectacle hybride et immersif

La mise en scène, signée par Philippe Decouflé, combine des éléments de la comédie musicale, du Kabuki et de la danse contemporaine. La musique, composée par Umitaro Abe, et la scénographie, signée K Ishihara, visent à restituer la dimension onirique et dystopique du roman. Les surtitres en français et anglais permettent aux spectateurs de suivre le récit, tout en mettant en valeur la danse et la musique comme langages narratifs.

Philippe Decouflé met en scène la pièce « La Fin des temps »
Photo : Les Echos

Le spectacle propose une expérience immersive où les frontières entre réalité et imagination se dissolvent. Les représentations parisiennes, programmées les 16, 17, 18, 20 et 21 octobre, offrent une opportunité unique de découvrir cette adaptation, qui mêle les codes du théâtre, de la danse et de la musique. Les tarifs annoncés vont de 6 à 59 euros.

L’héritage de Murakami et l’adaptation théâtrale

L’adaptation de Decouflé est la première adaptation pour la scène d’un roman de Murakami.

Le chorégraphe a décrit cette transposition comme un projet ambitieux tant l’œuvre, foisonnante, labyrinthique et profondément intérieure, semble résister à toute transposition. Le spectacle, qui a déjà connu un succès à Tokyo et Londres, marque une étape dans la carrière de Decouflé, dont le ballet « Entre-Temps », créé l’an dernier, sillonne toujours la France avec succès.

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