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Perte : Le jeu vidéo controversé qui a marqué l’histoire

Perte : Le jeu vidéo controversé qui a marqué l’histoire

Le 10 décembre 1993 à minuit, des milliers d’internautes ont téléchargé simultanément le premier épisode de Doom, mettant ainsi à genoux les serveurs qui hébergeaient les fichiers. Quelques heures plus tard, armés jusqu’aux dents, les premiers joueurs ont exploré les couloirs de la base de l’UAC sur Phobos, éliminant les créatures infernales et ne laissant que des cadavres sur leur chemin. Le jeune studio id Software, fondé deux ans plus tôt au Texas, a offert un cocktail explosif pour les écrans d’ordinateurs à tubes cathodiques de l’époque : action frénétique, utilisation novatrice de la 3D, effets visuels sanglants… Les joueurs étaient magnétisés. Doom, désormais trentenaire, a bien vieilli et s’est imposé comme une figure emblématique de l’histoire du jeu vidéo. Il est à la fois l’un des pionniers du jeu de tir à la première personne, du jeu multijoueurs en ligne et du “modding” (pratique qui consiste pour les fans à modifier un jeu pour y intégrer leurs créations) grâce à un éditeur de niveaux intégré. Bien qu’il n’ait pas inventé ces pratiques, son succès critique et les ventes de plus de trois millions d’exemplaires ont contribué à les imposer auprès du grand public. Doom est également un élément rare dans les jeux vidéo : la violence graphique. Le studio a poussé plus loin la provocation que sa précédente production, Wolfenstein 3D (1992), déjà généreuse en gerbes de sang pixelisé.
Avec sa sortie, les polémiques ont été instantanées. Aux États-Unis, il est sorti juste après la clôture des premières auditions du Congrès sur la violence dans les jeux vidéo. En Allemagne, le jeu a choqué et a été interdit aux mineurs. Il a également été associé à la fusillade de Columbine en 1999, traumatisant l’Amérique. Depuis lors, les critiques sur les liens entre les jeux vidéo et la violence dans la société ont été fréquentes, bien qu’aucun lien de cause à effet n’ait été établi après des études menées pendant plus de vingt-cinq ans.
Le jeu a rencontré un grand succès en étant distribué gratuitement sous forme de “shareware”, et son esthétique outrancière s’appuyait sur les prouesses techniques du moteur graphique conçu par John Carmack. Doom n’a pas inventé la grammaire du jeu de tir à la première personne, mais il en est devenu l’un des hérauts aux débuts de la 3D. Apprécié pour son aspect régressif et grand-guignolesque, Doom est un succès qui a marqué l’histoire du jeu vidéo.
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