Un groupe de travail soutenu par le Christchurch City Council a mené des discussions jugées constructives avec le gouvernement néo-zélandais pour implanter une franchise de rugby à XIII à Christchurch, avec l’ambition de rejoindre le championnat de la NRL d’ici 2029.
Le dossier visant à doter l’île du Sud d’une équipe professionnelle de la National Rugby League (NRL) franchit une nouvelle étape politique. Des documents obtenus en vertu de la loi sur l’information officielle révèlent que la structure Southern Sporting Limited (SSL) a multiplié les contacts ministériels à Wellington, plaidant pour un engagement étatique jugé crucial pour la viabilité du projet selon les documents exclusifs publiés par la presse.
Des pourparlers intensifs menés par Southern Sporting Limited et le conseil municipal
Depuis plus de deux ans, le groupe SSL — qui réunit notamment d’anciens acteurs du rugby et de la politique locale comme l’ancien entraîneur des Kiwis Frank Endacott et l’ancienne députée Poto Williams — s’efforce de structurer cette candidature. Le président de SSL a confirmé la tenue d’échanges directs avec l’exécutif. Il y a eu des discussions, et des discussions positives, je dois l’ajouter, a déclaré Frank Endacott, président de Southern Sporting Limited, tout en soulignant que la démarche globale reste portée institutionnellement par le Christchurch City Council.
Du côté de la municipalité, le maire Phil Mauger insiste sur la nature facilitatrice de l’implication de la ville. Le conseil a mandaté une équipe d’experts et des consultants pour évaluer les prérequis économiques et logistiques, avec l’objectif de présenter un dossier complet aux instances de la NRL avant la fin de l’année de 2029 fixée par le calendrier global du championnat. Nous mettons simplement tous nos atouts de notre côté et présentons un maximum d’informations, a précisé Phil Mauger, maire de Christchurch, au sujet de la préparation des autorités locales.
La position prudente du gouvernement face aux exigences financières
Malgré les pressions de SSL, qui qualifie l’appui de l’État de vital en s’appuyant sur le modèle des Perth Bears soutenus massivement par l’exécutif de l’Australie-Occidentale, les ministres concernés maintiennent une ligne de réserve. Le ministre de l’Île du Sud, James Meager, a certes acté son soutien de principe, estimant qu’une telle franchise générerait des retombées économiques et touristiques majeures, tout en écartant l’ouverture de discussions sur un soutien budgétaire direct qui relèverait plutôt d’autres portefeuilles ministériels.

Une note d’information préparée par le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et de l’Emploi (MBIE) rappelle que le gouvernement néo-zélandais observe traditionnellement une implication très limitée dans le sport professionnel trans-tasmanien, s’abstenant de tout investissement direct dans les équipes. Sport New Zealand a également clarifié sa doctrine, affirmant ne pas s’engager dans le financement d’entités commerciales candidates à des compétitions professionnelles et renvoyant les porteurs de projet vers une concertation étroite avec la New Zealand Rugby League.
L’enjeu de la formation locale et le modèle de la 20e franchise
Au-delà des arbitrages politiques, les promoteurs du projet mettent en avant l’urgence d’offrir des perspectives stables aux jeunes talents de l’île du Sud. Si l’on regarde en arrière au fil des décennies, il y a eu littéralement des centaines de joueurs venant de Christchurch et de l’île du Sud qui sont partis en Australie pour jouer en NRL, a souligné Frank Endacott, président de SSL. L’ambition affichée est de retenir ces sportifs sur le territoire : Où nous pourrions proposer la nouvelle franchise ici pour qu’ils jouent sur place et restent chez eux avec leurs familles.

Alors que la concurrence s’organise avec d’autres dossiers d’implantation, notamment dans le Queensland ou à travers la candidature des Southern Orcas, la décision finale appartiendra entièrement à la direction de la NRL. Le calendrier se resserre pour les porteurs du projet cantabrien, qui espèrent un positionnement clair des instances avant la période de Noël en vue d’une intégration programmée pour 2029.
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