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Pacte d’impunité – Ligue internationale des travailleurs

Pacte d’impunité – Ligue internationale des travailleurs

2024-07-10 03:58:10

Deux semaines après la publication de cet article dans Bandera Socialista, presse du Parti Socialiste des Travailleurs – Pérou, la Commission Permanente du Congrès de la République, qui se réunit entre législature et législature, a approuvé lors d’un deuxième vote la loi qui déclare les crimes prescrits. crimes contre l’humanité commis avant 2002.

Par Victor Montes

La majorité réactionnaire du Congrès, sous l’égide du gouvernement de Dina Boluarte, a approuvé en première instance, le 7 juin, une loi qui détermine que les crimes de Cela fait mal à l’humanité et les crimes de guerrepeuvent prescrire au Pérou s’ils ont été commis (commodément) avant 2002.

Les auteurs du projet de loi en question, le député de Fuerza Popular Fernando Rospigliosiancien ministre de l’Intérieur du gouvernement de Tolède et responsable de la répression lors du soulèvement populaire contre la privatisation des entreprises électriques de la ville d’Arequipa (« l’arequipazo »), et le député du banc Honneur et Démocratie, l’amiral à la retraite naval, José Cuetoancien président du Commandement conjoint des forces armées, a déclaré au journal Perú 21 qu’avec cette loi« …les condamnations des militaires et policiers qualifiés de crimes contre l’humanité avant le 1er juillet 2002 seront nulles et devront être rectifiées… »

C’est-à-dire qu’ils entendent absoudre par la loi ceux qui ont été l’un des protagonistes du génocide auquel ont été soumis les pauvres gens des campagnes, en particulier les habitants d’Ayacucho, pendant les 20 années qu’a duré le conflit armé interne (1980). – 2000).

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Qui veut l’impunité ?

Nettoyer et libérer la police et l’armée responsables du meurtre de dizaines de milliers d’innocents (comme dans Putis), sous prétexte de lutter contre le terrorisme, est un vieil objectif des secteurs politiques les plus réactionnaires et conservateurs du pays, comme le Fujimorisme. . et le Renouveau Populaire, et les grands hommes d’affaires qui ont soutenu la dictature et ses crimes tout en leur garantissant par la force une plus grande exploitation et donc l’augmentation de leurs profits.

De même sous les « démocrates » Belaúnde et Alan García (1980-1990), sous la dictature de Fujimori, les patrons ne se souciaient pas ou peu (et ils ne s’en soucient pas maintenant) des 69 000 personnes assassinées au cours de ces années-là, ou des 20 000 personnes portées disparues à cause du conflit armé interne.

Peu leur importe qu’il soit prouvé par l’enquête du CVR que 36% de ces assassinats et disparitions étaient imputables à des membres des forces armées et de la police.

Selon la CVR, des agents de l’État étaient responsables de plus de 7 300 exécutions extrajudiciaires, ainsi que de plus de 6 400 cas de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.

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En réalité, ce que veulent Fujimori, Renovación Popular et d’autres partis réactionnaires, ainsi que les employeurs, c’est établir un régime dans lequel leur droit de tuer ceux qu’ils considèrent comme des « terrucos » (terroristes). Autrement dit, toute personne qu’ils considèrent remet en question ou menace leurs intérêts.

Ni oubli ni pardon

La loi approuvée par le Congrès est un pas vers la réalisation de ce régime d’impunité contre les pauvres et les travailleurs que veulent les patrons et les partis réactionnaires. La même impunité que Boluarte espère bénéficier à la fin de son mandat, malgré les 49 assassinés par la répression.

L’impunité est précisément le contraire de la justice. Et avec cette loi, les endeuillés de cas aussi emblématiques que Los Cabitos (1983), Putis (1984), Benito Baldeón (1984), Accomarca (1985), Cayara (1985), El Frontón (1986), Bustíos (1988), Barrios Altos (1991), Madre Mía (1992) et La Cantuta (1992) sont exemptés de justice.

La classe ouvrière et ses organisations ne peuvent pas l’oublier. Les travailleurs doivent discuter dans nos syndicats, dans nos quartiers et sur nos lieux de travail, de la nécessité d’être en première ligne dans la lutte contre cette loi de l’impunité, en dirigeant la mobilisation de tout le peuple, pour un procès et une punition exemplaires de tous les responsables des massacres. tortures et disparitions, tant exécutives que politiques, de violence politique et aussi de personnes assassinées « en démocratie ».

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Nous ne pouvons et ne devons pas oublier que la répression étatique, comme le montre l’histoire, vise principalement ceux qui luttent et sont confrontés à l’exploitation et aux abus de la part des patrons et de leurs autorités.

C’est ce qui s’est passé sous la dictature de Fujimori, lorsque la classe ouvrière elle-même, victime du « terruqueo » (accusation d’être terroriste), a subi une répression féroce de la part du gouvernement dans le but de détruire ses organisations, de licencier ses dirigeants et d’imposer de nouvelles et des taux d’exploitation et de misère plus élevés.

Pour cette raison, et par solidarité avec nos frères directement assassinés par les Forces armées et la police qui défendent aujourd’hui ce gouvernement qui est aussi meurtrier et affamé, nous devons renverser cette norme par notre mobilisation. Et pour cela, il faut dépasser les limites que les directions réformistes actuelles, comme la CGTP, ont imposées à la lutte, qui soumettent la mobilisation à leurs calculs électoraux.



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