L’or défie les prévisions : une inertie haussière inédite inquiète et fascine les marchés
Par [Votre Nom], Rédacteur en chef, Section Économie, nouvelles-du-monde.com
NEW YORK – L’or continue sur sa lancée, défiant les attentes et les cycles historiques. Après une progression d’environ 200% sur les 27 derniers mois, une performance sans précédent depuis 1971, le métal précieux maintient une dynamique haussière qui déconcerte les analystes et les investisseurs. Cette résilience, qui contraste avec les corrections habituelles après des gains aussi importants, soulève des questions sur l’avenir du marché de l’or et la pertinence des modèles traditionnels.
L’analyste financier, dont le nom n’a pas été divulgué, compare cette situation à un rituel indien ancestral, le Ratha Yatra, où d’énormes chars tirés par des milliers de fidèles acquièrent une inertie imparable. "Comme ces chars, l’or semble impossible à arrêter, à diriger, ou même à ralentir significativement", explique-t-il.
Un cycle haussier exceptionnel
Depuis le début du cycle haussier en octobre 2023, l’or a enregistré des gains supérieurs à tous ceux observés dans le passé. En fin janvier 2026, le cours a atteint un sommet, dépassant de 43,4% sa moyenne mobile sur 200 jours, un niveau d’overbought jamais atteint depuis mars 1980.
Cependant, cette ascension fulgurante a été suivie d’une correction brutale. En janvier dernier, l’or a chuté de 10,3% en une seule journée, puis de 13,3% le jour suivant. Une baisse qui aurait dû, selon les analyses historiques, marquer le début d’un repli plus important.
Une reprise inattendue
Contre toute attente, l’or a rebondi, récupérant plus des trois quarts de ses pertes en quelques semaines. Lundi dernier, le cours se situait à seulement 3% de son plus haut niveau historique, transformant une période potentiellement baissière en une phase de consolidation.
Cette résilience est d’autant plus surprenante que l’histoire de l’or, depuis la fin de l’étalon-or en 1971, est jalonnée de cycles haussiers et baissiers alternés. Sur cette période, 32 cycles haussiers avec des gains supérieurs à 20% ont été suivis de 17 cycles baissiers avec des pertes similaires.
Le rôle croissant de la demande asiatique
Un facteur clé de cette dynamique actuelle est le changement dans la composition de la demande. Alors que par le passé, les investisseurs américains dominaient le marché de l’or, la demande chinoise et indienne, ainsi que celle des banques centrales, a pris de l’importance ces dernières années. Cette demande plus stable a contribué à atténuer les fluctuations du marché.
L’analyste souligne que les gains récents ont été particulièrement marqués les lundis, coïncidant avec les heures d’ouverture des marchés chinois. "La demande chinoise est devenue le principal moteur de la hausse de l’or", explique-t-il.
L’incertitude demeure
Malgré cette dynamique positive, l’analyste reste prudent. Il rappelle que l’or a connu quatre phases de consolidation similaires au cours de ce cycle haussier, mais que ces périodes ont toujours été suivies de corrections.
"Il est essentiel d’attendre au moins six semaines après le pic pour confirmer une consolidation et réduire le risque de repli", prévient-il. "Nous n’en sommes qu’à mi-chemin, et le marché reste volatil."
L’analyste cite également John Maynard Keynes, qui disait : "Quand les faits changent, je change d’avis." Il reconnaît que la situation actuelle remet en question les modèles traditionnels et qu’il pourrait être nécessaire de revoir ses prévisions.
L’avenir de l’or reste donc incertain. Mais une chose est sûre : le métal précieux continue de fasciner et de défier les marchés financiers.
