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Or : Hausse à plus de 5100$, tensions géopolitiques et tarifs douaniers

L’or s’envole face à l’incertitude politique et géopolitique

Par [Votre Nom], Rédacteur en chef, Section Économie, nouvelles-du-monde.com

NEW YORK (24 février 2026) – L’or a franchi la barre des 5 100 dollars l’once pour la première fois en près d’un mois, porté par une combinaison explosive d’incertitudes politiques et géopolitiques. Cette envolée, qui contraste avec la baisse observée sur les marchés boursiers et le repli de Bitcoin, témoigne d’un regain d’intérêt pour les valeurs refuges.

La situation actuelle est le résultat d’une série d’événements interdépendants. Vendredi dernier, la Cour suprême des États-Unis a invalidé les tarifs douaniers d’urgence imposés par l’administration Trump, une décision considérée comme majeure en matière de politique commerciale depuis des décennies. Cependant, l’impact de cette décision a été de courte durée. Dans les heures qui ont suivi, le président Trump a promulgué un nouveau tarif global de 15% sur les importations, s’appuyant sur une loi différente, le Trade Act de 1974.

"Leur décision était terrible. C’est une honte pour leurs familles", a déclaré Trump à propos des juges ayant voté contre lui, s’en prenant personnellement à ses propres nominations, Gorsuch et Barrett.

Cette volte-face a semé le chaos sur les marchés, créant une nouvelle forme d’incertitude. Le cadre tarifaire précédent est désormais caduc, et le nouveau est juridiquement contestable et limité à 150 jours sans approbation du Congrès. Cette ambiguïté structurelle pousse les investisseurs vers l’or, perçu comme un havre de sécurité.

Les banques centrales alimentent la demande

La demande d’or ne se limite pas aux réactions aux aléas de la politique américaine. Les banques centrales, en particulier celles des marchés émergents, diversifient leurs réserves en se détournant du dollar américain, achetant environ 60 tonnes d’or par mois en 2026. Les ETF occidentaux ont également ajouté environ 500 tonnes d’or depuis le début de 2025. Les investisseurs privés, notamment les bureaux de famille et les particuliers fortunés, considèrent l’or comme une assurance contre les risques fiscaux et monétaires à long terme.

Goldman Sachs a réitéré son objectif de prix de l’or à 5 400 dollars l’once pour la fin de l’année, soulignant que la demande des banques centrales à elle seule devrait suffire à atteindre ce niveau. Si les investisseurs privés accélèrent leurs achats, le potentiel de hausse pourrait être "significativement amplifié".

Tensions géopolitiques en Iran

L’escalade des tensions avec l’Iran ajoute une prime de risque supplémentaire. L’administration Trump a signalé la possibilité d’une action militaire contre l’Iran dans les dix jours à venir si les négociations nucléaires n’aboutissent pas. Les discussions reprendront jeudi à Genève, mais le ton de Washington est de plus en plus belliqueux.

Ce contexte géopolitique inhabituel se traduit par une situation où l’or et le dollar américain augmentent simultanément, une dynamique inverse à la tendance historique. Cela indique que la demande d’or est motivée par la peur et non par de simples mécanismes monétaires.

Comment investir dans l’or ?

Plusieurs options s’offrent aux investisseurs souhaitant profiter de la hausse de l’or :

  • Newmont (NEM) : Le plus grand producteur d’or au monde, avec une forte performance financière et une marge d’expansion significative.
  • Agnico Eagle Mines (AEM) : Considéré comme un acteur majeur dans le secteur, avec une production en hausse et des coûts compétitifs.
  • Barrick Gold (ABX) : Une option plus spéculative, avec un potentiel de rendement élevé mais également des risques liés à sa présence dans des juridictions instables.
  • Wheaton Precious Metals (WPM) : Un modèle de streaming qui offre une exposition au prix de l’or sans les risques opérationnels liés à l’exploitation minière.
  • ETF Gold (GDX) : Un panier diversifié de sociétés minières aurifères, offrant une exposition plus large au secteur.

Risques et perspectives

Malgré les perspectives positives, il est important de rester prudent. L’or a connu un repli important depuis son sommet de janvier à 5 600 dollars l’once. Goldman Sachs avertit que des facteurs tels qu’une désescalade géopolitique ou une surprise hawkish de la Réserve fédérale pourraient entraîner des corrections vers la zone des 4 700 dollars.

Cependant, les fondamentaux structurels – la demande des banques centrales, le chaos tarifaire et les tensions géopolitiques – suggèrent que l’or devrait maintenir un plancher à plus de 5 000 dollars l’once. Les baisses de prix devraient être considérées comme des opportunités d’achat.

À surveiller

Trois événements clés dans les deux prochaines semaines pourraient influencer le marché de l’or :

  • Résultats de NVIDIA (25 février) : Un indicateur de l’appétit pour le risque.
  • Négociations nucléaires Iran-États-Unis (27 février) : Une impasse pourrait faire grimper l’or.
  • Rapport sur l’emploi de février (6 mars) : Un rapport faible renforcerait le cas d’une baisse des taux d’intérêt et stimulerait la demande d’or.

L’or envoie un signal clair. Alors que les marchés boursiers stagnent et que les décideurs politiques se disputent, l’actif refuge par excellence connaît une percée silencieuse. Les investisseurs avertis se positionnent déjà. La question n’est pas de savoir si l’or atteindra 5 400 dollars l’once, mais à quelle vitesse.

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