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OpenAI poursuivi pour violation de droits d’auteur par Britannica et Merriam-Webster

by Louis Girard - Tech

Encyclopédie Britannica contre OpenAI : Le bras de fer juridique qui redéfinit l’avenir du contenu et de l’IA

Le 16 mars 2026, l’Encyclopédie Britannica et sa filiale Merriam-Webster ont franchi un nouveau cap dans leur lutte contre l’utilisation non autorisée de leurs contenus par les intelligences artificielles. Ils ont intenté une action en justice contre OpenAI, l’entreprise à l’origine de ChatGPT, pour violation du droit d’auteur et de la marque. Cette affaire, qui intervient six mois après une plainte similaire contre Perplexity, illustre une tension croissante entre les créateurs de contenu et les géants de l’IA.

Une plainte aux deux volets : droit d’auteur et marque

La plainte déposée devant le tribunal de district américain du district sud de New York accuse OpenAI d’avoir utilisé près de 100 000 articles de Britannica pour entraîner ses modèles linguistiques. Britannica estime qu’OpenAI reproduit, résume ou paraphrase ce contenu protégé par le droit d’auteur sans autorisation, ce qui porte préjudice à son activité, principalement numérique et basée sur les abonnements et la publicité.

Mais l’affaire ne se limite pas à la violation du droit d’auteur. Britannica souligne également que la présentation de réponses générées par l’IA, potentiellement inexactes, sous les couleurs de sa marque nuit à sa réputation d’exactitude et de fiabilité, construite sur plus de 250 ans d’histoire.

Bon à savoir : Britannica a abandonné son édition imprimée en 32 volumes en 2012, se concentrant entièrement sur le numérique. La qualité et l’exclusivité de son contenu sont donc devenues son principal atout.

Un écho à l’affaire Perplexity et une complexité accrue

Cette action en justice n’est pas une première pour Britannica. En septembre 2025, les mêmes plaignants avaient déjà intenté une action similaire contre Perplexity, un moteur de recherche basé sur l’IA. Cependant, l’affaire OpenAI est plus complexe, car OpenAI est déjà impliquée dans un vaste litige multidistrict (MDL) regroupant plus d’une douzaine de poursuites en matière de droits d’auteur intentées par des éditeurs de presse, dont le New York Times.

Les analystes juridiques prévoient que l’affaire Britannica-OpenAI sera probablement intégrée à ce MDL, ce qui pourrait retarder une résolution sur le fond pendant des années.

Un marché à la croisée des chemins : poursuites et accords de licence

Ce litige s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre les éditeurs et les entreprises d’IA. Si certains éditeurs choisissent la voie des poursuites judiciaires, d’autres optent pour des accords de licence. News Corp a ainsi conclu un accord avec Meta d’une valeur potentielle de 50 millions de dollars par an, tandis que Reach a signé un accord avec Amazon pour son modèle Nova AI.

Le saviez-vous ? Un règlement de recours collectif de 1,5 milliard de dollars a été conclu en 2025 dans l’affaire Anthropic (Bartz c. Anthropic), impliquant l’utilisation de livres piratés pour la formation en IA. Cela démontre que ces litiges peuvent avoir des conséquences financières importantes.

Les enjeux pour l’avenir du contenu et de l’IA

L’affaire Britannica-OpenAI soulève des questions fondamentales sur la manière dont les modèles d’IA sont entraînés et sur la juste compensation des créateurs de contenu. Si les plateformes d’IA peuvent bénéficier de l’autorité et de la qualité du contenu éditorial, il est essentiel que les éditeurs soient rémunérés pour cette utilisation.

L’issue de ce litige, et des autres affaires en cours, pourrait redéfinir les règles du jeu et encourager des modèles de licence plus équitables. Il est clair que les éditeurs, forts de leur marque et de leur réputation d’exactitude, ne sont pas prêts à laisser les plateformes d’IA monétiser leur travail sans contrepartie.

FAQ : Les questions que vous vous posez

  • Qu’est-ce qu’OpenAI risque ? OpenAI risque des dommages et intérêts pour violation du droit d’auteur et de la marque, ainsi qu’une injonction l’obligeant à cesser d’utiliser le contenu de Britannica sans autorisation.
  • Cette affaire aura-t-elle un impact sur ChatGPT ? Potentiellement. Si OpenAI est jugée coupable, elle pourrait être contrainte de modifier la manière dont ChatGPT est entraîné et de supprimer le contenu de Britannica de ses modèles.
  • Quelles sont les alternatives aux poursuites judiciaires ? Les accords de licence, comme ceux conclus entre News Corp et Meta, offrent une alternative aux poursuites judiciaires, permettant aux éditeurs de monétiser leur contenu utilisé par les entreprises d’IA.

Ce dossier est à suivre de près. Il illustre une bataille cruciale pour l’avenir du contenu et de l’IA, où la question de la valeur et de la compensation des créateurs est au cœur des enjeux.

Et vous, quel est votre avis sur cette affaire ? N’hésitez pas à partager vos réflexions dans les commentaires ci-dessous.

Pour en savoir plus sur les enjeux de l’IA et du droit d’auteur, découvrez nos autres articles sur nouvelles-du-monde.com.

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