Trois semaines après la gigantesque sturzflut qui a ravagé la région frontalière entre le Népal et le Tibet, les autorités népalaises ont revu à la hausse le bilan des personnes portées disparues, qui s’élève désormais à 6.150 selon les dernières données officielles (selon zeit.de, la Katastrophenschutzbehörde a augmenté ce nombre après une vérification, passant de 5.179 annoncés le mardi à 6.150).
La catastrophe, déclenchée par un imposant écroulement glaciaire sur le sommet du Langtang Lirung (un mont haut de plus de 7.000 mètres selon orf.at et sn.at), continue de révéler son lourd tribut humain.
Une révision administrative qui alourdit le bilan des disparus au Népal
L’Agence nationale de protection civile à Katmandou a officialisé le nouveau chiffre de 6.150 disparus, marquant une augmentation notable par rapport aux décomptes précédents qui stagnaient sous la barre des 5.200 personnes. Ce réajustement fait suite à la centralisation des données transmises par les différents bureaux de district à travers le pays. Une porte-parole de l’agence a indiqué à l’agence de presse AFP que cette révision minutieuse, en signalant « Nous avons informations sur les disparus des offices de district et avons corrigé le nombre après une vérification » (selon la citation exacte rapportée par orf.at, derstandard.at et sn.at), permet de refléter plus fidèlement l’ampleur des recherches en cours (et selon fvw.de, la police du pays comptabilisait 1 252 morts seuls pour le Népal lors d’un bilan intermédiaire, tandis qu’au total, l’agence fvw.de faisait état d’au moins 1 270 morts combinés au total).

Parallèlement à ces recherches, le nombre de décès confirmés au Népal reste fixé à 1.403 victimes (chiffre également relayé par zeit.de, orf.at et sn.at). Néanmoins, les autorités locales soulignent que ce chiffre est voué à grimper rapidement en raison du nombre considérable de personnes toujours introuvables. Du côté chinois, les médias d’État font état de 43 décès dans la région autonome du Tibet (chiffre également confirmé par zeit.de et sn.at, tandis que fvw.de mentionnait plus tôt 21 morts à Tibet), où environ 500 personnes (précisé à « gut 500 Menschen » par zeit.de et sn.at) manquent également à l’appel à la suite de la coulée de boue et de débris.
L’impact humanitaire et le défi de la protection des enfants vulnérables
Au-delà du drame des disparitions, la situation des mineurs dans les camps de fortune et les centres d’accueil préoccupe vivement les organisations humanitaires. Selon une évaluation menée par le Conseil national des droits de l’enfant et des spécialistes du secteur, environ 540 enfants se trouvent actuellement séparés de leurs parents ou non accompagnés dans les zones touchées, tandis que plus de 600 enfants sont toujours portés disparus dans les seuls districts de Rasuwa et Nuwakot.

Pour contrer ces risques, l’organisation Save the Children déploie des équipes d’urgence aux points de contrôle routiers aux côtés de la police locale afin d’empêcher tout trafic illégal. Des espaces sécurisés et des centres d’apprentissage provisoires ont également été installés pour offrir un semblant de normalité aux plus jeunes, dont beaucoup subissent des traumatismes psychologiques profond.
Témoignages de la catastrophe et recherches ciblées le long du Bhotekoshi
La violence de la crue éclair du 26 août a balayé des infrastructures entières, incluant des routes stratégiques, des ponts (19 ponts carrossables et 40 kilomètres de routes selon infranken.de) et des centrales hydroélectriques (mentionnées également par orf.at et sn.at) le long de la rivière Bhotekoshi (et du fleuve traversant la province de Bagmati selon infranken.de). Parmi les nombreux voyageurs pris au piège figurent des pèlerins et des touristes étrangers (selon orf.at et sn.at, des centaines d’étrangers incluant des touristes manquent à l’appel, et fvw.de évoque un chiffre de 601 étrangers recensés parmi les disparus au Népal). Les autorités consulaires et les agences de trek locales continuent de recenser les ressortissants étrangers disparus, notamment au sein d’un groupe de citoyens allemands (composé de deux hommes et deux femmes accompagnés de 15 guides et chauffeurs népalais selon infranken.de, qui précise que cette excursion vers Timure était organisée par la fondation du gourou indien Sadhguru / Jaggi Vasudev, qui a exprimé sur X sa douleur « d’absolutler Schmerz » selon le même média) partis en excursion sous l’égide de la fondation spirituelle de Sadhguru, dont le sort suscite une vive inquiétude, bien que le bureau des affaires étrangères allemand (Auswärtige Amt) ait indiqué selon infranken.de et fvw.de n’avoir initialement pas eu de certitude absolue ou évoquer une forte proportion à un chiffre de Allemands concernés.
Alors que les opérations de déblaiement progressent grâce au déploiement de machines lourdes et au rétablissement partiel des axes routiers vers les postes frontières comme Gyirong (rendu praticable pour les secours selon fvw.de), la surveillance des niveaux d’eau reste maximale dans l’ensemble des vallées himalayennes pour parer à tout nouveau risque lié aux lacs glaciaires instables.
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