Des centaines de personnes sont portées disparues et au moins 165 ont trouvé la mort après qu’une gigantesque rupture de glacier a déclenché des inondations dévastatrices à la frontière entre le Népal et le Tibet, selon les autorités locales et les médias officiels.
Un désastre d’une ampleur rare a frappé la région himalayenne lorsque des masses massives de boue, de glace et de roches se sont abattues sur la vallée. L’événement s’est produit dans la matinée, aux alentours de 9h00, selon les informations publiées par Calcalist, prenant par surprise les villages et les infrastructures des deux côtés de la frontière. L’Autorité nationale de gestion des risques de catastrophe du Népal a évalué qu’une avalanche de neige, de glace et de roches a bloqué la rivière dans la zone tibétaine, avant que le barrage naturel ne cède et n’entraîne un flux massif d’eau et de boue.
La catastrophe de la vallée de Langtang et la rupture du barrage naturel
L’origine de la catastrophe réside dans la déstabilisation d’un glacier en altitude. Un amassement de glace et de débris avait d’abord obstrué le cours de la rivière du côté tibétain, agissant comme un barrage précaire avant de céder brutalement. La libération soudaine de ce volume d’eau a transformé le lit de la rivière en un torrent boueux destructeur. La furie des flots a balayé les ponts, les routes et les habitations à plusieurs étages. Le président chinois Xi Jinping a ordonné la mobilisation de toutes les forces disponibles pour les recherches et les sauvages, tandis que l’ONU a commencé à déployer des équipes pour soutenir les communautés touchées. Parallèlement, le Premier ministre australien Anthony Albanese a souligné la complexité extrême de l’obtention d’informations précises sur le statut des personnes portées disparues, et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a commencé à acheminer du matériel d’urgence comprenant des couvertures, des trousses de premiers secours et des brancards.

Le lourd bilan humain et le nombre élevé de touristes étrangers disparus
Les chiffres officiels continuent d’évoluer à mesure que les opérations de secours progressent dans des conditions extrêmement difficiles. La police népalaise dénombre au moins 162 morts sur son territoire, tandis que la télévision publique chinoise CCTV fait état de trois victimes supplémentaires dans le district de Gyirong, au Tibet, portant le total à au moins 165 morts. Les autorités de Katmandou ont demandé l’assistance de l’Inde et de la Chine pour renforcer les opérations de recherche et de sauvetage. Le nombre de personnes portées disparues dépasse le millier, englobant de nombreux ressortissants étrangers. Les autorités népalaises ont signalé 468 ou 486 disparus selon les bilans actualisés, dont 393 à 384 étrangers, tandis que la Chine a fait état de 558 disparus dans le district de Gyirong, dont 260 étrangers. Les listes incluent des citoyens de pays tels que l’Inde, les États-Unis, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, la Malaisie, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, l’Irlande, le Portugal et l’Italie, en plus de 60 employés d’un projet hydroélectrique touché par les inondations.

Les témoignages poignants des survivants et l’incertitude autour des ressortissants israéliens
Parmi les rescapés, les récits de la catastrophe témoignent de la rapidité fulgurante de la crue. Keshav Prasad Baral, un survivant âgé de 68 ans soigné dans un hôpital de la région, a livré un témoignage marquant :

It was a huge gush of mud coming straight towards us, As it got closer, it kept rising higher and higher. When I saw it enter our home, I tried to grab my wife’s hand and take her to the terrace. But she was swept away by the mud. Keshav Prasad Baral, survivant secouru
Un autre survivant, le travailleur népalais Bibek Kumal, âgé de 24 ans et originaire de la ville de Bidur, a raconté qu’il était occupé à creuser une latrine à l’extérieur d’une maison récemment construite lorsqu’il a entendu un fort bruissement avant d’être emporté par le flot de boue, d’eau et de roches.
Du côté des autorités diplomatiques, la situation des voyageurs étrangers a nécessité une attention immédiate. Le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué qu’un citoyen israélien âgé d’une soixantaine d’années, voyageant au sein d’un groupe organisé ayant franchi la frontière entre le Tibet et le Népal, ne répond plus. Les services consulaires et les représentants locaux, dont l’émissaire de Chabad au Népal Chzki Lipshitz, suivent la situation de près pour tenter de rétablir le contact avec les personnes isolées dans les zones épargnées par les inondations directes.
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