Une balsa transportant des centaines de personnes a naufragé en Indonésie dans la mer de Java, faisant au moins six morts et laissant 129 personnes disparues. Les équipes de secours luttent contre des vents violents et des vagues atteignant 2,5 mètres, rendant les recherches particulièrement difficiles pour la marine et la garde côtière.
Le naufrage du Virgo Transport 8 et le bilan des disparus
Les opérations de secours se poursuivent en Indonésie pour tenter de retrouver les passagers d’un ferry qui a sombré pendant le week-end dans le mar de Java. Le navire, nommé Virgo Transport 8, avait quitté le port de Surabaya, situé en Java Oriental, avec pour destination Banjarmasin, dans la province de Kalimantan du Sud. Les données rapportées par les différents services divergent légèrement quant à la composition exacte du manifeste à bord, l’agence de presse nationale faisant état d’un total de 243 personnes, tandis qu’un autre rapport précise la présence de 213 passagers et de 30 membres d’équipage.
Le contact avec l’entreprise armatrice a été rompu dans la madrugada de dimanche, après que l’embarcation eut affronté des conditions météorologiques extrêmement degradées. Selon les chiffres confirmés par le chef de la agence nationale de recherche et de sauvetage, Mohammad Syafii, les autorités recensent actuellement six morts, 129 personnes portées disparues, et 108 survivants secourus par les équipes déployées sur zone.
Depuis le début des opérations, les autorités ont mobilisé au moins 622 professionnels, 17 barcos, cinq helicópteros et aeronaves pour localiser les passagers disparus. D’après un autre fonctionnaire de l’agence de resgate, Arianto Ardi, la localisation du navire viré se trouve à environ 80 milles nautiques — soit près de 150 kilomètres — du centro de comando no Porto de Trisakti, en Banjarmasin. Jusqu’à la tarde de lundi, aucune des 129 personnes disparues n’avait été retrouvée, a indiqué Arianto Ardi.
Des conditions météorologiques extrêmes paralysent les recherches en mer
L’accès à l’épave de la balsa, qui gît partiellement submergée à environ 80 milles nautiques du port de Banjarmasin, est entravé par la violence des éléments. Les vagues atteignent des hauteurs de 2,5 mètres et le vent souffle en tempête, empêchant l’accostage des embarcations de sauvetage. Cinq aéronefs et 17 navires, incluant des unités de la marine, ont été mobilisés pour quadriller six secteurs géographiques distincts, avec une priorité accordée pour localiser les victimes à la surface.
Dans un vídeo compartilhado pela agência de resgate, un grand navire rouge et noir apparaissait viré et partiellement submersible en eaux agitées, avec sa partie inférieure peinte de rouge visible au-dessus de la surface. Deux petits barcos étaient visibles flottant en eaux agitées près du navire viré. Les équipes comptent employer des mergulhadores et des drones subaquatiques pour fouiller l’intérieur et les alentours de l’embarcation, déjà localisée.
Mohammad Syafii, le chef de l’agence nationale de recherche et de sauvetage, a déclaré à propos des opérations sous-marines : « Também mobilizaríamos profissionais com habilidades em resgate subaquático, mas as condições atuais não nos permitem isso. Enquanto aguardamos que as condições climáticas melhorem, estamos identificando mais pessoal com habilidades especiais ».
D’autres responsables locaux, à l’instar de I Putu Sudayana, chef local de busca e resgate, ont indiqué lors d’une entrevista coletiva no porto de Banjarmasin que les interventions avaient permis de porter le nombre total de personnes secourues à plus d’une centaine. Précisant le bilan des rescapés, I Putu Sudayana a affirmé : « Realizamos buscas por vítimas até onde foi possível. Podemos informar que o número de passageiros resgatados é de 103 pessoas », tout en confirmant le décès d’une personne initialement repêchée vivante mais qui n’a pas résisté.
Capacité du navire et vulnérabilité du transport maritime indonésien
Les premières vérifications administratives écartent la piste de la surcharge pondérale. Le ministre des Transports, Dudy Purwagandhi, a affirmé que le bateau disposait d’une capacité maximale de 500 places, ce qui signifie qu’il naviguait en deçà de sa limite réglementaire au moment du drame. Cet accident relance le débat sur la sécurité des liaisons maritimes dans cet archipel de plus de 17.000 îles.

La zone du naufrage, située entre les quatre îles les plus peuplées du pays (Java, Sumatra, Sulawesi et Bornéu), possède une réputation funeste. Une portion de cette mer de Java, située autour des îles Masalembo, est fréquemment qualifiée par les observateurs locaux de Triângulo das Bermudas da Indonésia en raison de la récurrence des catastrophes maritimes et aériennes qui y surviennent. Le pays dépend lourdement de ces liaisons par ferry, souvent privilégiées pour leur coût modique par rapport aux transports aériens, malgré des bilans humains régulièrement alourdis par des conditions imprévisibles, à l’instar d’autres incidents récents survenus sur les lignes menant à la Madura ou à Bali.
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