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3I/ATLAS : Un objet interstellaire plus ancien que le Soleil découvert

by Louis Girard - Tech
Une signature chimique révélatrice d'un âge ancestral

Des astronomes ont identifié le 3I/ATLAS, un objet interstellaire traversant notre système solaire, dont la composition isotopique suggère une origine dans un système planétaire né avant notre Soleil. Cette découverte, confirmée par des analyses indépendantes, offre une opportunité rare d’étudier des vestiges chimiques datant des premiers âges de l’univers.

Une signature chimique révélatrice d’un âge ancestral

Le 3I/ATLAS n’est pas un visiteur ordinaire. Alors que les astronomes ont déjà observé le passage de 1I/’Oumuamua en 2017 et de 2I/Borisov en 2019, ce troisième objet interstellaire se distingue par une luminosité exceptionnelle. Cette clarté a permis aux chercheurs d’utiliser l’instrument UVES, monté sur le Très Grand Télescope (VLT) au Chili, pour sonder sa composition chimique avec une précision inédite.

En analysant les rapports isotopiques du carbone et de l’azote au sein du nuage de gaz entourant le komet, les scientifiques ont mis en évidence des caractéristiques atypiques. Za razliko od kometov iz našega Osončja ima ta medzvezdni obiskovalec nenavadno visoka izotopska razmerja ogljika in dušika, a expliqué Aravind Krishnakumar, chercheur à l’Université de Liège.

Des fossiles du processus de formation planétaire

Les données suggèrent que 3I/ATLAS s’est formé dans les régions externes d’un système planétaire gravitant autour d’une étoile à faible métallicité. Ces étoiles, formées à une époque où l’univers était encore pauvre en éléments lourds, indiquent que le komet pourrait être vieux de plusieurs milliards d’années de plus que notre propre Soleil, né il y a environ 4,6 milliards d’années.

For more on this story, see Comète interstellaire 3I/ATLAS : un vestige vieux de 12 milliards d’années découvert.

Des fossiles du processus de formation planétaire
Photo: Portal24

“So nekakšni fosili procesa nastajanja planetov, ki se je zgodil zelo daleč stran, mi pa jih imamo priložnost preučevati od blizu.”

Cyrielle Opitom, Université d’Édimbourg

Cette hypothèse d’un âge extrême est renforcée par des observations parallèles. Une équipe dirigée par Martin Cordiner, du centre Goddard de la NASA, a utilisé le télescope spatial James Webb pour confirmer ces résultats. Ils ont notamment détecté des taux élevés de deutérium, ou hydrogène lourd, renforçant l’idée que nous observons les restes d’un système né bien avant le nôtre.

La course contre la montre des observatoires

À mesure que 3I/ATLAS s’éloigne du Soleil, il devient progressivement hors de portée des instruments actuels. Les astronomes multiplient les observations pour collecter un maximum de données avant que l’objet ne disparaisse dans les profondeurs de l’espace interstellaire. Cette urgence souligne l’importance des outils de nouvelle génération, comme l’ Extrêmement Grand Télescope (ELT) actuellement en construction par l’Observatoire européen austral (ESO).

Comme le souligne Rosemary Dorsey, chercheuse à l’Université d’Helsinki, ces objets constituent une fenêtre temporelle unique : 3I/ATLAS nam omogoča preučevanje ostankov planetarnega sistema, ki je nastal dolgo pred rojstvom našega Sonca in Osončja.

L’avenir de cette discipline reste ouvert. Področje medzvezdnih objektov je še vedno zelo novo in ne vemo, kaj lahko pričakujemo.

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