Un lycéen a été documenté et transmis au parquet le 14 après avoir installé un appareil d’enregistrement dans une salle de classe d’une école privée de Nagoya. Des lycéennes y changeaient de vêtements en avril dernier. L’affaire a entraîné un absentéisme notable chez certaines élèves touchées.
L’enquête menée par la police préfectorale d’Aichi a abouti le 14 octobre à des poursuites à l’encontre d’un élève de sexe masculin.
L’appareil a été découvert au mois d’avril dans une pièce où environ vingt élèves s’apprêtaient à suivre un cours d’éducation physique. Un autre élève a repéré le dispositif, déclenchant l’intervention immédiate de la direction de l’école et le signalement aux forces de l’ordre.
Des images partagées sur une application de messagerie
Sitôt l’objet découvert, la situation a pris une tournure numérique aggravante. Les fichiers enregistrés par le dispositif ont rapidement circulé au sein de l’établissement. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, les images ont été partagées dans un groupe de discussion sur l’application de messagerie LINE entre plusieurs élèves.

Cependant, l’analyse technique a permis d’établir que les données litigieuses avaient été effacées par la suite. Aucune fuite vers des plateformes extérieures n’a été constatée par la police.
Des poursuites engagées selon la loi sur la répression des prises de vues
Sur le plan judiciaire, le dossier ne se limite pas à une simple infraction aux règlements locaux. Les infractions reprochées au jeune mis en cause incluent la violation de la loi sur la répression des prises de vues à caractère sexuel ainsi que le non-respect de l’ordonnance de prévention des nuisances de la préfecture d’Aichi.
Face à la détresse des jeunes filles craignant d’avoir été filmées à leur insu, certaines élèves se sont retrouvées dans l’incapacité de se rendre en cours, provoquant une situation d’absentéisme prolongé et une altération de la scolarité.

Une enquête interne menée par des experts indépendants
Dès le mois d’août, l’établissement privé a pris la mesure de la crise en activant un dispositif d’enquête interne fondé sur la législation japonaise relative à la prévention du harcèlement et des situations graves en milieu scolaire. Cette procédure a permis de mandater des experts indépendants, notamment des avocats extérieurs chargés de mener des entretiens approfondis auprès des élèves concernées et de leurs familles.
L’administration du lycée a transmis l’ensemble de ces rapports aux autorités préfectorales et aux représentants des parents d’élèves, tout en maintenant les mesures d’accompagnement pour les victimes qui redoutent de reprendre le chemin de l’école.
Le quartier général de la police d’Aichi est situé à Nakaku, dans la ville de Nagoya, où les différentes divisions traitent ces dossiers d’infractions aux règlements de protection de la vie privée. L’établissement scolaire concerné avait initialement pris contact avec les forces de l’ordre dès le printemps pour signaler la découverte de la caméra cachée.
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