Procès de Megan Thee Stallion : la rappeuse aurait suivi une thérapie à 240 000 $ par mois suite à la diffusion d’un deepfake
Un témoignage poignant lors du procès en diffamation intenté par Megan Thee Stallion contre la blogueuse Milagro Gramz a révélé le coût personnel et financier extrême du cyberharcèlement. Le manager de la rappeuse a affirmé qu’elle avait intégré un centre de traitement pour détresse émotionnelle dont le coût mensuel s’élevait à 240 000 dollars, après la diffusion d’une vidéo pornographique deepfake la mettant en scène.
Un témoignage poignant au tribunal de Miami
Lors de la troisième journée du procès qui se déroule au tribunal fédéral de Miami, Travis Farris, ami et manager de l’artiste, a livré un témoignage émouvant sur l’impact dévastateur de la campagne de dénigrement en ligne. Selon le compte-rendu de la journaliste juridique Meghann Cuniff, présente dans la salle d’audience, Farris a expliqué avoir aidé la rappeuse, de son vrai nom Megan Pete, à intégrer un établissement spécialisé pour gérer la détresse causée par la diffusion d’un deepfake particulièrement dégradant.
Il a décrit avoir trouvé l’artiste en larmes, celle-ci s’excusant même qu’il ait eu à voir la fausse vidéo. Cet incident aurait été le catalyseur de sa décision de chercher une aide professionnelle intensive.
« Nous sommes enfin en pause déjeuner après le témoignage de l’ami et manager de Megan, Travis Farris, qui a parlé de la façon dont la haine sur les réseaux sociaux blesse Megan. Il a témoigné l’avoir fait entrer dans un centre de traitement qui coûtait 240 000 dollars par mois », a rapporté Meghann Cuniff sur les réseaux sociaux.
Meghann Cuniff, reconnue pour sa couverture juridique, a d’ailleurs reçu une mention honorable de l’Université de New York pour son suivi du procès de Tory Lanez, affaire intimement liée au harcèlement subi par Megan Thee Stallion linkedin.com.
L’impact financier de la détresse émotionnelle
Les conséquences ne s’arrêtent pas au coût de la thérapie. Daniel Kinney, vice-président senior chez Roc Nation, a également témoigné des opportunités commerciales perdues en raison de l’état émotionnel de la rappeuse. Des contrats potentiels avec des marques de premier plan comme Activision/Call of Duty, Google Pixel, et même la Fédération américaine de soccer féminin, seraient tombés à l’eau.
Kinney a précisé que le partenariat avec Call of Duty a été annulé par Megan Thee Stallion elle-même lorsqu’elle a appris que son personnage dans le jeu pourrait être une cible de tirs. « Cela l’a déclenchée et elle a dit “stop, je ne fais pas ça” », a-t-il déclaré, soulignant comment cette proposition a ravivé le traumatisme d’avoir été victime de coups de feu.
Au-delà du deepfake : un harcèlement continu
L’action en justice, déposée en octobre 2024, accuse Milagro Gramz, alias Milagro Elizabeth Cooper, de bien plus que la simple diffusion de cette vidéo people.com. La plainte dépeint une campagne de cyberharcèlement et de désinformation menée sur plusieurs années cbsnews.com.
Selon les documents légaux, la blogueuse aurait agi comme une « usine à rumeurs en ligne », diffusant des « contre-vérités diffamatoires » à ses dizaines de milliers d’abonnés vibe.com. Ces attaques remettaient notamment en question la véracité des tirs dont Megan Thee Stallion a été victime de la part du rappeur Tory Lanez, pour lesquels ce dernier a été reconnu coupable tribune.com.pk.
L’affaire met en lumière la problématique croissante des deepfakes et du harcèlement en ligne, dont les conséquences psychologiques et financières peuvent être dramatiques. Megan Thee Stallion réclame des dommages-intérêts compensatoires, punitifs et statutaires dans le but de tenir la blogueuse responsable de ses actes. Le procès se poursuit.
