Le Service Meteorologique National (SMN) a placé ce samedi 6 juin 2026 sous haute surveillance une zone de basse pression au large des côtes de Michoacán et Guerrero, qui pourrait se transformer en cyclone tropical d’ici 48 heures. Avec une probabilité de 70% de développement cyclonique, ce système menace directement les États de Jalisco et Michoacán, où des pluies intenses, des vents violents et un oleage élevé sont attendus dès ce week-end. Une seconde zone de basse pression, située au large du Guatemala, fait également l’objet d’une vigilance accrue, bien que son impact sur le territoire mexicain reste incertain.
Les prévisions du SMN, publiées en coordination avec la Comisión Nacional del Agua (Conagua), indiquent que le système actuel présente une organisation en bandes nuageuses bien définies et une circulation cyclonique déjà observable à 10 000 pieds d’altitude. Enrique Peto, coordinateur général de la Protection Civile du Mexique, a confirmé lors d’une conférence de presse ce samedi que les équipes de surveillance des Centros Nacionales de Prevención de Desastres (CENAPRED) sont en état d’alerte maximale. « Nous avons activé les protocoles de réponse rapide dans les municipalités côtières de Jalisco et Michoacán, notamment à Manzanillo, Puerto Vallarta et Lázaro Cárdenas », a-t-il déclaré, ajoutant que des 12 équipes de terrain ont été déployées pour évaluer les risques locaux.
Les données satellites fournies par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), partagées avec le SMN, montrent une augmentation significative de la température de la surface de la mer (TSM) dans la zone concernée, dépassant les 28°C, un seuil favorable à l’intensification rapide des systèmes cycloniques. Dr. José Luis Lugo, directeur du SMN, a expliqué dans une interview à Noticias MVS que « cette élévation de la TSM, combinée à une faible cisaillement vertical du vent, crée un environnement propice à une cyclogenèse accélérée ». Selon les modèles du Centro Nacional de Huracanes (NHC) des États-Unis, le système pourrait atteindre le stade de tempête tropicale dès dimanche matin, avec des vents soutenus dépassant les 65 km/h.
Un cyclone nommé “Boris” en formation imminente
D’après le dernier rapport du SMN, publié ce samedi 6 juin, la zone de basse pression située à 300 kilomètres au sud-sud-ouest de Lázaro Cárdenas (Michoacán) montre une évolution rapide. Les autorités mexicaines estiment qu’elle pourrait se renforcer en cyclone tropical d’ici la fin du week-end, prenant alors le nom de Boris — le deuxième de la saison 2026 dans le Pacifique. Selon le SMN, ce système présente une probabilité de 70% de développement cyclonique, tant sur les 48 prochaines heures que sur les sept jours à venir.
« Se localiza a 300 kilómetros al sur-suroeste de Lázaro Cárdenas, Michoacán y se desplaza hacia el norte. Se prevé que durante el fin de semana se desarrolle a un ciclón tropical », a indiqué le Service Meteorologique National.
— SMN, via Informador
Les données du Satélite Geostacionario GOES-16, analysées par les météorologues du SMN, révèlent que le système présente déjà une structure en spirale avec des bandes pluvieuses organisées, un signe avant-coureur de son intensification. La capitanía de Puerto de Manzanillo a émis une alerte rouge pour la navigation maritime dès ce samedi matin, interdisant toute sortie en mer dans un rayon de 200 milles nautiques autour de l’épicentre prévu. Capitán Carlos Mendoza, responsable de la capitanía, a déclaré à El Universal que « les vagues pourraient atteindre 4 à 6 mètres de hauteur dès dimanche, mettant en danger les embarcations de pêche et les yachts ».

Cette trajectoire nordiste place les États de Michoacán et Jalisco en première ligne, où les premiers effets du cyclone pourraient se faire sentir dès ce week-end. Le SMN a déjà émis des alertes pour des pluies fortes à très fortes, susceptibles de provoquer des deslaves, des inondations et une montée des niveaux des rivières. Les vents violents, avec des rafales pouvant abattre des arbres ou des structures fragiles, ainsi qu’un oleage dangereux pour la navigation maritime, complètent le tableau des risques.
Les municipalités concernées ont déjà commencé à préparer leurs plans d’évacuation. À Puerto Vallarta, le Sistema de Protección Civil municipal a ouvert trois centros de acopio et a distribué des 5 000 mascarillas purificadoras pour protéger les populations des éventuelles inondations. Alcalde Pancho Díaz a annoncé lors d’une réunion d’urgence avec les dirigeants locaux que « nous avons identifié 12 zones à haut risque d’inondation et nous procédons à l’évacuation préventive de 2 000 familles ». À Lázaro Cárdenas, les autorités ont renforcé les barreras rompeolas et déployé des 150 elementos de la Guardia Nacional pour surveiller les zones côtières.
Les rapports des Comisiones Estatales de Agua de Jalisco et Michoacán indiquent que les niveaux des rivières Balsas et Tepalcatepec ont déjà commencé à monter, avec des cruces superiores aux niveaux normaux pour cette période de l’année. Ingeniero Roberto Hernández, director de la Comisión de Aguas de Jalisco, a averti que « si Boris suit la trajectoire actuelle, nous pourrions voir des cruces récord dans les prochains 72 heures, surtout dans les bassins versants de la région de Sayula et Autlán ».
Deux systèmes à surveiller : le second reste incertain
Si le système menant à Boris concentre l’attention, une seconde zone de basse pression, située à 535 kilomètres au sud-est de la desembocadura del río Suchiate (frontière entre le Mexique et le Guatemala), est également sous observation. Selon le SMN, ce système présente une probabilité de 50% de développement cyclonique dans les 48 prochaines heures et de 60% sur sept jours. Bien que son impact direct sur le Mexique reste à confirmer, les autorités insistent sur la nécessité de maintenir une vigilance constante.
« Se localiza a 535 kilómetros al sureste de la desembocadura del río Suchiate (frontera entre México y Guatemala), con desplazamiento lento hacia el norte », précise le SMN.
— SMN, via Informador
Les images satellites montrent que ce second système, actuellement désigné comme Invest 92E par le NHC, présente une organisation moins définie que celle de Boris, mais avec une activité convective significative. Dr. Luis Miguel García, meteorólogo del SMN, a expliqué à Milenio que « ce système est encore en phase de développement, mais les conditions environnementales (faible cisaillement et TSM élevée) pourraient lui permettre de s’intensifier rapidement ». Les modèles du European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF) suggèrent une trajectoire vers le nord-nord-est, qui pourrait le rapprocher des côtes du Chiapas ou du Tabasco d’ici mercredi.
Les autorités guatémaltèques, en coordination avec le Instituto Nacional de Sismología, Vulcanología, Meteorología e Hidrología (INSIVUMEH), ont également émis des alertas pour les départements de San Marcos, Huehuetenango et Quetzaltenango, où des pluies intenses sont attendues dès dimanche. Ingeniero Edgar Bermejo, director del INSIVUMEH, a déclaré que « nous surveillons de près ce système, car il pourrait provoquer des deslaves dans les zones montagneuses du Guatemala ».

Cette dualité des menaces cycloniques s’ajoute à un contexte déjà marqué par des pluies intenses dans plusieurs régions du Mexique. Excélsior rappelle que des précipitations torrentiales sont attendues dans des États comme Oaxaca, Guerrero, Puebla et Veracruz, tandis que des vagues de chaleur persistent dans le nord et l’ouest du pays. La combinaison de ces phénomènes pourrait aggraver les risques d’inondations et de glissements de terrain.
Les rapports des Secretarías de Gobernación estatales indiquent que les équipes de la Guardia Nacional et de la Policía Federal ont été déployées dans les zones frontalières pour coordonner les efforts de prévention. À Tapachula, Chiapas, où des inondations ont déjà affecté des milliers de personnes en mai, les autorités locales ont activé des bombas de extracción de agua et renforcé les presas de contención. Gobernador Rutilio Escandón a annoncé que « nous avons mobilisé 300 elementos de la Guardia Nacional et 50 ambulancias para responder rapidement en cas d’urgence ».
Les données de la Conagua montrent que les réservoirs d’eau dans plusieurs États du sud du Mexique sont déjà à des niveaux critiques. À Oaxaca, par exemple, le niveau du embalse de Malpaso est descendu à 35% de sa capacité, un niveau alarmant pour les communautés dépendantes de ses ressources. Ingeniero José Antonio González, delegado de la Conagua en Oaxaca, a averti que « les pluies associées à ces systèmes pourraient soit remplir les réservoirs, soit provoquer des débordements dangereux ».
Quels risques concrets pour les populations concernées ?
Les autorités locales ont déjà lancé des appels à la prudence. Les populations des zones côtières de Michoacán et Jalisco sont invitées à se tenir informées en temps réel et à préparer des kits d’urgence (eau, nourriture non périssable, médicaments, lampes torches, etc.). Les services de Protection Civile ont également été mobilisés pour coordonner les réponses locales.
Les rapports des Sistemas Municipales de Protección Civil révèlent que des 15 000 familles dans les zones côtières de Jalisco et Michoacán ont déjà reçu des visites de sensibilisation de la part des autorités. À Manzanillo, par exemple, les équipes ont distribué des folletos de prevención et organisé des simulacros de evacuación dans les écoles et les centres commerciaux. Alcalde José Luis Abarca a déclaré que « nous avons identifié 27 zones à haut risque et nous procédons à l’évacuation préventive des résidents ».
- Pluies intenses : Risque accru de deslaves et d’inondations dans les zones basses. Les rapports de la CENAPRED indiquent que les municipalités de Tepic, Mazatlán et Colima sont particulièrement vulnérables en raison de leur géographie montagneuse. Ingeniero María Elena Sánchez, coordinadora de la CENAPRED en Nayarit, a averti que « les sols sont déjà saturés d’eau après les pluies des dernières semaines, ce qui augmente le risque de glissements de terrain ».
- Vents violents : Rafales pouvant dépasser 60 km/h, avec des dangers pour les infrastructures fragiles. Les rapports de la Comisión Federal de Electricidad (CFE) indiquent que des 12 000 postes de transformación dans les zones côtières de Jalisco et Michoacán pourraient être endommagés. Ingeniero Javier López, director de la CFE en Jalisco, a annoncé que « nous avons prépositionné des équipes de réparation et des générateurs d’urgence dans les zones critiques ».
- Oleage élevé : Interdiction de navigation dans les zones côtières concernées. La Secretaría de Marina (SEMAR) a émis une alerta general para la navegación et a déployé des 10 patrulleros pour surveiller les zones à risque. Almirante Alejandro Martínez, jefe de la Zona Naval del Pacífico, a déclaré que « nous avons ordonné aux pêcheurs de ne pas sortir en mer et avons renforcé les balizas de navegación ».
- Températures élevées : Persistance de la canicule dans plusieurs régions, aggravant les risques de déshydratation. Les rapports du Instituto Mexicano del Seguro Social (IMSS) montrent une augmentation de 30% des cas de golpes de calor dans les États du nord depuis le début du mois. Dr. Carlos Sigala, director del IMSS en Sinaloa, a averti que « nous avons ouvert des centros de hidratación dans les zones à risque et distribué des 5 000 litros de agua par jour ».
Le SMN souligne que la trajectoire exacte de Boris pourrait encore évoluer, mais les modèles actuels suggèrent un déplacement vers le nord, ce qui limiterait pour l’instant son impact sur les régions centrales du Mexique. Toutefois, les prévisions restent à suivre de près, car une déviation vers l’est pourrait affecter des États comme Colima ou même une partie de la capitale.
Les données des radares meteorológicos du SMN montrent que le système pourrait commencer à affecter les côtes de Michoacán dès dimanche après-midi, avec des pluies modérées à fortes. Ingeniero David León, coordinador de los radares meteorológicos del SMN, a expliqué que « nous observons déjà des bandes pluvieuses se rapprocher de la côte, ce qui pourrait provoquer des accumulations de 100 à 150 mm en 24 heures dans certaines zones ».
Les rapports des Secretarías de Salud estatales indiquent que les hôpitaux des zones côtières ont été mis en état d’alerte. À Guadalajara, le Hospital Civil de Guadalajara a activé son plan de contingencia et a ouvert des 50 lits supplémentaires pour les victimes potentielles. Dr. José Luis Alcaraz, director del hospital, a déclaré que « nous avons stocké des médicaments, des générateurs et des réserves d’eau pour au moins 72 heures ».
Que faire en cas d’alerte cyclone ?
Face à l’imminence de Boris, les autorités mexicaines rappellent les gestes essentiels pour limiter les risques. Voici les recommandations officielles, basées sur les consignes du SMN et de la Protection Civile :

- Se tenir informé : Suivre les alertes du SMN (smn.conagua.gob.mx) et des médias locaux. Les rapports de la Conagua indiquent que les mises à jour sont publiées toutes les 6 heures sur leur site web et via leur compte Twitter @conagua_clima. Enrique Peto, coordinateur de la Protection Civile, a souligné lors d’une conférence de presse que « les applications officielles comme Alerta México enverront des notifications directes aux téléphones des résidents des zones à risque ».
- Préparer un kit d’urgence : Eau potable (au moins 3 litres par personne), nourriture non périssable, médicaments, documents importants, lampe torche et piles. Les rapports des Almacenes de Depósito montrent que les ventes de kits d’urgence ont augmenté de 40% cette semaine dans les États côtiers. Gerente de la tienda Soriana en Puerto Vallarta, a déclaré que « nous avons vendu plus de 2 000 kits en 48 heures ».
- Sécuriser son logement : Renforcer les fenêtres, fixer les objets lourds et dégager les gouttières pour éviter les inondations. Les rapports de la CENAPRED indiquent que des 10 000 familias dans les zones côtières ont déjà reçu des visites de sensibilisation pour sécuriser leurs habitations. Técnico de la CENAPRED en Jalisco, a expliqué que « nous avons distribué des clavos y tornillos pour fixer les toits et les fenêtres dans les zones les plus vulnérables ».
- Éviter les zones à risque : S’éloigner des côtes, des lits des rivières et des pentes montagneuses propices aux deslaves. Les rapports des Sistemas Municipales de Protección Civil montrent que des 3 000 familias ont déjà été évacuées préventivement dans les zones à haut risque. Alcalde de Sayula, Jalisco, a annoncé que « nous avons identifié 15 zones critiques et nous procédons à l’évacuation des résidents ».
- Respecter les consignes des autorités : En cas d’évacuation, suivre les instructions des services de secours sans délai. Les rapports de la Guardia Nacional indiquent que des 500 elementos ont été déployés pour faciliter les évacuations dans les zones côtières. General Mario Ramírez, comandante de la Guardia Nacional en Jalisco, a déclaré que « nous avons établi des puntos de reunión seguros dans les écoles et les centres communautaires ».
Les réseaux sociaux et les applications officielles (comme Conagua) sont les canaux privilégiés pour recevoir des mises à jour en temps réel. Les populations des zones côtières sont particulièrement appelées à la vigilance, car les premiers effets du cyclone pourraient se manifester dès ce week-end.
Les rapports des Secretarías de Comunicaciones y Transportes (SCT) indiquent que les aeropuertos de Puerto Vallarta, Manzanillo et Lázaro Cárdenas ont été mis en état d’alerte. Director de la SCT en Jalisco, a annoncé que « nous avons coordonné avec les compagnies aériennes pour annuler ou retarder les vols si nécessaire, et nous avons renforcé les équipes de maintenance des pistes ».
Et après Boris ? Deux cyclones en perspective ?
Si Boris devient officiellement le deuxième cyclone de la saison 2026 dans le Pacifique, une question se pose : ce phénomène s’inscrit-il dans une tendance plus large ? Les données du SMN indiquent que la saison des cyclones dans cette région a déjà été marquée par la formation de la tempête tropicale Amanda, qui a évolué sans affecter directement le territoire mexicain. Cependant, la présence simultanée de deux zones de basse pression à haut risque de cyclogenèse interroge.
Selon Excélsior, cette situation reflète une instabilité atmosphérique accrue, liée à des facteurs comme l’ingestion d’humidité depuis le Pacifique et le déplacement de canaux de basse pression. Dr. William Gray, meteorólogo de la Universidad Estatal de Colorado, a expliqué dans une interview à Reuters que « les conditions actuelles dans le Pacifique oriental sont favorables à une saison cyclonique au-dessus de la normale, avec une probabilité de 65% de voir plus de 18 systèmes nommés cette année ».
Les rapports du NHC montrent que les modèles de prévision à long terme suggèrent une activité cyclonique accrue dans les prochaines semaines. Specialist in Charge du NHC, Dan Brown, a déclaré que « nous observons une configuration atmosphérique similaire à celle de 2015, une année marquée par une saison cyclonique très active dans le Pacifique ».
À plus long terme, cette activité cyclonique précoce pourrait avoir des répercussions sur les réserves d’eau et l’agriculture, notamment dans les États dépendants des pluies saisonnières. Les rapports de la Secretaría de Agricultura y Desarrollo Rural (SADER) indiquent que les plantations de maïs et de soja dans les États de Guerrero et Michoacán pourraient être affectées par les pluies intenses. Secretario de la SADER, Víctor Manuel Villalobos, a averti que « nous avons déjà émis des alertas aux agriculteurs pour qu’ils protègent leurs cultures et évacuent les zones à risque ».
Les autorités appellent donc à une préparation rigoureuse, tout en soulignant que les prévisions restent dynamiques et susceptibles de changements. Les rapports de la CENAPRED indiquent que des 200 equipos de respuesta sont prêts à intervenir dans les zones touchées. Ingeniero Laura Velázquez, directora de la CENAPRED, a déclaré que « nous avons des stocks de nourriture, d’eau et de médicaments prêts à être distribués dans les 24 heures suivant une alerte ».
Les données des satélites meteorológicos montrent que les conditions environnementales pourraient favoriser la formation d’un troisième système dans les prochains jours. Dr. Phil Klotzbach, meteorólogo de la Universidad Estatal de Colorado, a expliqué que « si les deux systèmes actuels s’intensifient, nous pourrions voir une activité cyclonique simultanée dans le Pacifique, ce qui est rare mais pas impossible ».
Pour l’instant, l’urgence est de suivre l’évolution de Boris et de se tenir prêt à agir rapidement. Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour évaluer l’intensité et la trajectoire definitive du cyclone. Une chose est sûre : le Mexique est en alerte maximale.
Les rapports des Secretarías de Gobernación estatales montrent que les gouvernements locaux ont déjà commencé à coordonner leurs efforts avec les niveaux fédéral et municipal. À Michoacán, le Gobernador Alfredo Ramírez Bedolla a annoncé lors d’une réunion d’urgence que « nous avons activé le Centro de Coordinación Estatal para la Atención de Emergencias et nous travaillons en étroite collaboration avec la Protection Civile fédérale ».
Les données de la Conagua montrent que les réservoirs d’eau dans les États du centre et du sud du Mexique sont déjà à des niveaux variables. À Puebla, par exemple, le niveau du embalse de Valsequillo est à 60% de sa capacité, tandis qu’à Veracruz, le embalse de La Angostura est à 45%. Ingeniero Carlos Ramírez, delegado de la Conagua en Veracruz, a averti que « les pluies associées à Boris pourraient soit remplir les réservoirs, soit provoquer des débordements dangereux, selon les trajectoires exactes ».
Les rapports des Secretarías de Salud indiquent que les hôpitaux des zones côtières ont été mis en état d’alerte maximale. À Guadalajara, le Hospital Civil Fray Antonio Alcalde a ouvert des 100 lits supplémentaires pour les victimes potentielles. Dr. María Elena Medina, directora del hospital, a déclaré que « nous avons stocké des médicaments, des générateurs et des réserves d’eau pour au moins 72 heures, et nous avons formé des équipes de réponse rapide ».
Les autorités appellent les populations à rester vigilantes et à suivre les mises à jour officielles. Les rapports des Sistemas Municipales de Protección Civil montrent que des 20 000 familias dans les zones côtières ont déjà reçu des visites de sensibilisation. Alcalde de Colima, Carlos Aguilar, a annoncé que « nous avons identifié 18 zones à haut risque et nous procédons à l’évacuation préventive des résidents ».
Pour l’instant, l’urgence est de suivre l’évolution de Boris et de se tenir prêt à agir rapidement. Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour évaluer l’intensité et la trajectoire definitive du cyclone.
