Le premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump affichent des ambitions convergentes en misant sur l’intelligence artificielle pour stimuler l’économie et moderniser les services publics, tout en maintenant des visions divergentes en matière de sécurité et d’encadrement réglementaire, selon Le Devoir.
L’intelligence artificielle est appelée à transformer profondément l’industrie. Dans son livre Value(s) publié en 2021, Mark Carney prédisait déjà l’avènement d’une quatrième révolution industrielle (4IR) portée par les progrès de l’IA, de la robotique, de la nanotechnologie et du calcul quantique, d’après Le Devoir. Cette conviction se retrouve au cœur des orientations de l’administration américaine sous Donald Trump.
Ottawa et Washington modernisent les services publics grâce à la technologie
En avril 2025, le plan électoral « Un Canada fort » de Mark Carney contenait vingt-deux mentions positives de l’IA, vantant son potentiel pour accroître la compétitivité des petites et moyennes entreprises et optimiser les services offerts aux citoyens, rapporte Le Devoir. Ottawa espère ainsi stimuler le produit intérieur brut de 200 milliards de dollars et créer 250 000 emplois d’ici 2031.
Le maire de New York, Zohran Mamdani, a instauré un moratoire pour l’année scolaire sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les écoles publiques de la ville, une mesure touchant environ 600 000 élèves de la maternelle à la huitième année, rapporte Le Devoir.
Une ambition similaire du côté des États-Unis a motivé le lancement de la plateforme fédérale America.gov le 29 septembre 2026, selon Le Devoir. Aux côtés du président américain, le milliardaire Elon Musk a souligné les perspectives thérapeutiques de ces technologies pour soigner l’ensemble de l’humanité. À Ottawa, le gouvernement évoque également des retombées positives dans le réseau de la santé, affirmant que l’IA contribuera à réduire les temps d’attente dans les urgences.
Le Canada et les États-Unis divergent sur la régulation de l’intelligence artificielle
L’administration Trump entend ne pas ralentir le développement de l’IA, d’après Le Devoir.
Le gouvernement canadien privilégie des interdictions ciblées, visant notamment les hypertrucages sexuels ou la modulation des prix fondée sur la surveillance, selon Le Devoir. Aucun des deux pays ne souhaite toutefois ralentir le développement global de la filière, Donald Trump estimant que l’IA fait « plus de bien que de mal ».
Anne Nguyen et le Parti québécois précisent leur vision de l’intelligence artificielle
Au Québec, la première ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Nguyen, a livré un discours dans lequel elle plaidait pour la conservation des valeurs humaines dans les technologies, alors que le PQ a promis de former un comité d’experts et d’encadrement sur l’IA. Anne Nguyen, première ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, plaidait déjà pour la conservation des valeurs humaines dans les technologies lors d’une intervention publique en janvier 2025, et le Parti québécois a promis de former un comité d’experts et d’encadrement sur l’IA, selon Le Devoir.
À ne pas manquer